LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405762

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405762

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405762
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantURBI & ORBI AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SCI SB INVEST qui contestait des titres exécutoires émis par la commune de Villefranche-de-Lauragais pour le recouvrement des frais de démolition. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la société n'avait pas préalablement formé la réclamation obligatoire auprès du comptable public, comme l'exige l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la SCI a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais exposés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 septembre 2024, la société civile immobilière (SCI) SB INVEST, représentée par Me Dufour, demande au tribunal :

1°) d’annuler quinze titres exécutoires du 30 mai 2024 et vingt-deux titres exécutoires du 24 mai 2024 par lesquels la commune de Villefranche-de-Lauragais a mis à sa charge les sommes respectives de 36 955,16 euros et de 1 007 886,66 euros au titre de la démolition de l'immeuble situé au 127 rue de la République sur le territoire de cette commune ;

2°) de la décharger de l’obligation de payer ces sommes ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Villefranche-de-Lauragais la somme de 3 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 7 mars 2025 et le 24 février 2026, la commune de Villefranche-de-Lauragais, représentée par Me Magrini, conclut à l’irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et à ce qu’il soit mis à la charge de la SCI SB INVEST la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
- la juridiction administrative est incompétente pour connaître des titres exécutoires en litige ;
- la requête est irrecevable en l’absence de réclamation préalable auprès du comptable chargé du recouvrement en application des dispositions de l’article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- les moyens soulevés sont infondés.

Par une ordonnance du 13 février 2026, la clôture de l’instruction a été fixée au 13 mars 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2. Aux termes de l’article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 : « Avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser une réclamation appuyée de toutes justifications utiles au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / La réclamation doit être déposée, sous peine de nullité : / 1° En cas d'opposition à l'exécution d'un titre de perception, dans les deux mois qui suivent la notification de ce titre ou du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause ; / 2° En cas d'opposition à poursuites, dans les deux mois qui suivent la notification de l'acte de poursuite. / L'autorité compétente délivre un reçu de la réclamation, précisant la date de réception de cette réclamation. Elle statue dans un délai de six mois dans le cas prévu au 1° et dans un délai de deux mois dans le cas prévu au 2°. A défaut d'une décision notifiée dans ces délais, la réclamation est considérée comme rejetée ».

3. Par quinze titres exécutoires du 30 mai 2024 et vingt-deux titres exécutoires du 24 mai 2024, la commune de Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne) a mis à la charge de la SCI SB INVEST les sommes respectives de 36 955,16 euros et 1 007 886,66 euros au titre de la démolition de l'immeuble situé au 127 rue de la République sur le territoire de cette commune. Si la société requérante conteste la régularité et le bien-fondé de ces titres exécutoires, il résulte de l’instruction qu’elle n’a pas formé, à l’encontre des titres exécutoires, la réclamation préalable auprès du comptable public prévue à l’article 118 précité du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

4. Dans ces conditions, sans qu’il soit besoin de statuer sur l’exception d’incompétence de la juridiction administrative, la requête de la SCI SB INVEST, qui ne saurait être régularisée, ne peut qu’être regardée comme manifestement irrecevable et, par suite, doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées à fin d’injonction.

5. Enfin, dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la SCI SB INVEST en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le versement d’une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Villefranche-de-Lauragais.





ORDONNE :



Article 1er : La requête de la SCI SB INVEST est rejetée.


Article 2 : La SCI SB INVEST versera à la commune de Villefranche-de-Lauragais la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI SB INVEST et à la commune de Villefranche-de-Lauragais.


Copie en sera adressée au centre des finances publiques de Revel.


Fait à Toulouse, le 13 mars 2026.


Le président de la 4ème chambre,





H. CLEN

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions