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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2407242

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2407242

mercredi 5 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2407242
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 150 euros et le remboursement de frais d'affranchissement en raison d'un mouvement de grève au centre de détention de Muret. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une décision préalable de l'administration sur une demande indemnitaire, ni de la preuve du dépôt d'une telle demande, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 23 décembre 2024, M. A n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, rejette donc la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2024, M. B A demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 150 euros en réparation de son préjudice compte tenu du mouvement de grève des surveillants pénitentiaires au centre de détention de Muret ayant entraîné le non-respect des règles minimum de détention et le remboursement de deux affranchissements de lettres recommandées.

Par une lettre du 23 décembre 2024, le tribunal a invité M. A à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en application des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ". L'article R. 612-1 de ce code prévoit que : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser () ".

3. La requête de M. A qui tend à la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 150 euros et le remboursement de deux affranchissements de lettres recommandées, n'est ni accompagnée d'une décision de l'administration statuant sur une demande indemnitaire, ni de la preuve du dépôt d'une telle demande. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par un courrier du 23 décembre 2024, et dont il a été accusé réception le 27 décembre 2024, M. A n'a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Dès lors, la requête de M. A est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Toulouse, le 5 mars 2025.

Le président de la 4ème chambre,

H. CLEN

La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,FS/FLG

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