mardi 8 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2407722 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | MAZEAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2024, M. A E, représenté par Me Mazeas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est signé par une autorité incompétente ;
- la décision portant refus de séjour est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation personnelle, notamment en n'instruisant pas sa demande d'autorisation de travail dans les conditions fixées par l'article R. 5221-15 du code du travail ;
- la décision de refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il réside en France depuis presque dix ans et dispose d'une promesse d'embauche ;
- le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2025, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Carotenuto,
- et les observations de Me Mazeas, représentant M. E, présent à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant algérien né le 10 juillet 1993, est entré en France le 21 juillet 2015, muni d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour, valable du 1er mars 2015 au 27 août 2015. Le 4 octobre 2020, à la suite de son interpellation par les services de police, le préfet de la Haute-Garonne a pris à son encontre un arrêté du même jour portant obligation de quitter le territoire français sans délai et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le 28 juillet 2023, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en se prévalant de la durée de son séjour en France et de sa situation professionnelle. Par un arrêté du 8 juillet 2024, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de faire droit à sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par la présente requête, M. E demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme B D, directrice des migrations et de l'intégration, qui disposait, aux termes de l'arrêté du 11 avril 2024 n° 31-2024-04-11-00001 publié au recueil des actes administratifs spécial du n° 31-2024-143 de la préfecture de la Haute-Garonne du même jour, et consultable sur le site internet de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer les décisions et arrêtés relevant des attributions de sa direction en ce qui concerne les matières relevant du ministère de l'intérieur, et notamment en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
4. La décision de refus de séjour contestée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de M. E, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et notamment le 5°) de l'article 6 et l'article 7 b), ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle mentionne les conditions d'entrée et de séjour de l'intéressé et notamment qu'il a fait l'objet, le 4 octobre 2020, d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Elle expose les raisons pour lesquelles le préfet de la Haute-Garonne a considéré que le requérant ne remplissait pas les conditions pour obtenir le titre de séjour qu'il sollicitait. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté attaqué ni d'aucune pièce du dossier que préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. E qui a notamment pris en compte les éléments relatifs à la situation professionnelle de l'intéressé portés à sa connaissance.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () 5° au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. M. E, qui déclare être entré en France en 2015, se prévaut de la durée de son séjour sur le territoire national. Toutefois, les pièces produites, pour l'essentiel des ordonnances médicales, des factures d'enseignes commerciales et deux avis d'impôt sur les revenus établis en 2021 et 2022 ne comportant aucun revenu, ne permettent pas de justifier qu'il réside habituellement en France depuis cette date, et notamment au titre des années 2016 à 2020. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Par ailleurs, le requérant, célibataire et sans charge de famille, ne démontre pas avoir fixé le centre de ses intérêts privés en France. En outre, il n'est pas dépourvu d'attaches personnelles ou familiales dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie et où réside notamment sa mère. Enfin, il ne justifie pas d'une intégration particulière alors même qu'il participe à des activités associatives, qu'il maîtrise la langue française, qu'il a suivi diverses formations et qu'il se prévaut d'une promesse d'embauche assortie d'une demande d'autorisation de travail pour un poste d'agent d'entretien. Dans ces conditions, et alors même que son frère, dont la demande de titre de séjour est en cours d'instruction, est présent en France, compte tenu de ses conditions d'entrée et de séjour en France, la décision attaquée n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a ainsi pas méconnu les stipulations précitées. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas entaché cette décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle du requérant.
8. En quatrième lieu, aux termes du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention "salarié" : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 9 du même accord : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al.4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".
9. Il est constant que M. E ne dispose pas, à la date de la décision litigieuse, d'un contrat de travail visé et du visa de long séjour requis par les stipulations précitées de l'article 9 de l'accord franco-algérien. Il ne remplit donc pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance du titre de séjour portant la mention " salarié " en application des stipulations des articles 7 b) et 9 de l'accord franco-algérien. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit par suite être écarté. M. E n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet aurait dû instruire la demande d'autorisation de travail produite à l'appui de sa demande de titre de séjour, dès lors qu'il ne disposait pas de contrat de travail visé.
10. En cinquième lieu, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas de modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
11. Les éléments caractérisant la situation personnelle, familiale et professionnelle de M. E, tels que décrits aux points 7 et 9, ne sauraient faire regarder le préfet de la Haute-Garonne comme ayant commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant son admission exceptionnelle au séjour au titre de son pouvoir de régularisation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. "
13. La décision portant interdiction de retour sur le territoire français vise notamment les articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise que, nonobstant l'absence de comportement troublant l'ordre public, M. E, s'il est entré en France le 21 juillet 2015, a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, non exécutée et qu'il n'établit pas la nature et l'ancienneté de ses liens en France. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté contesté doit être écarté.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
15. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents du présent jugement que M. E ne justifie pas de liens particulièrement anciens, stables et intenses sur le territoire national. En outre, il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement en date du 4 octobre 2020 qu'il n'a pas exécutée. Dans ces conditions, et alors même que le requérant ne représente pas une menace pour l'ordre public, le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées ni commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation en interdisant M. E de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à solliciter l'annulation de l'arrêté du 8 juillet 2024 du préfet de la Haute-Garonne. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte doivent être rejetées, le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Mazeas, la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, à Me Mazeas et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 25 mars 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Carotenuto, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Mérard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 avril 2025.
La présidente-rapporteure,
S. CAROTENUTO
La première assesseure,
N. SODDU
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302927
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Aubagne, de GRDF et de la société SOBECA suite à un accident de motocyclette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable à l'encontre de la commune et de SOBECA pour défaut de demande indemnitaire préalable obligatoire, et a estimé que les conditions de la responsabilité de GRDF, en tant que maître d'ouvrage, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'exigence d'une demande préalable.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303832
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du département des Bouches-du-Rhône refusant le versement d'une subvention pour l'achat d'un véhicule électrique à M. C... B... La juridiction a retenu que le refus était insuffisamment motivé, car il ne comportait pas la référence à la base légale ou réglementaire appliquée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande du requérant dans un délai de trois mois.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308520
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant une autorisation de défrichement pour un projet de lotissement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Urban Foncier et confirme le refus de défrichement. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'irrégularité de la procédure, et estime que le préfet a légalement justifié son refus au regard des risques d'incendie. **Textes appliqués** : Les articles L. 341-1, L. 341-3 et L. 341-5 (notamment son 9°) du code forestier, relatifs à la définition du défrichement, son autorisation préalable et les motifs de refus pour la protection contre les risques naturels comme les incendies.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309108
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de propriétaires visant à faire déplacer des armoires de fibre optique d'Orange et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le préjudice allégué (gêne d'accès au garage) ne constituait pas un dommage anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du gestionnaire d'un ouvrage public. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité publique pour dommages de travaux publics.
07/04/2026