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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2501369

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2501369

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2501369
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Lespinasse à la SCI Samar. Le tribunal a constaté que les requérants n'avaient pas justifié avoir notifié leur recours à la commune et au bénéficiaire du permis, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et ce malgré une demande de régularisation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 février 2025, Mme B A et M. C A demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er octobre 2024 par lequel le maire de la commune de Lespinasse a délivré à la société civile immobilière (SCI) Samar un permis de construire en vue de la démolition d'une construction existante et la construction d'un bâtiment comportant deux logements sur un terrain situé chemin des Monges.

Par lettre du 4 mars 2025, le greffe du tribunal a invité M. et Mme A à justifier de l'accomplissement de la formalité prescrite par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme dans un délai de quinze jours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. / Les dispositions du présent article ne sont pas applicables en cas de contestation d'un permis modificatif, d'une décision modificative ou d'une mesure de régularisation dans les conditions prévues par l'article L. 600-5-2 ".

3. M. et Mme A, qui n'avaient, dans le cadre de leur requête introductive d'instance, pas justifié de l'accomplissement des formalités de notification prévues par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, ont été invités par le tribunal, par courrier du 4 mars 2025, dont ils ont accusé réception le lendemain, à en justifier dans un délai de quinze jours.

4. En dépit de cette invitation à régulariser leur requête, M. et Mme A n'ont apporté aucun élément de nature à justifier avoir régulièrement notifié leur recours à la commune de Lespinasse non plus qu'au bénéficiaire du permis contesté, la SCI Samar. Il s'ensuit que, les requérants n'ayant pas justifié avoir accompli les formalités prescrites par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, leurs conclusions à fin d'annulation, qui sont entachées d'une irrecevabilité manifeste, doivent être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1 : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et Mme B A.

Fait à Toulouse le 26 mars 2025.

La présidente de la 6ème chambre,

M-O. MEUNIER-GARNER

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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