LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2501631

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2501631

vendredi 23 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2501631
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantD'AVOCATS FLINT-SANSON-SAINT GENIEST

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné l'extension de la mission d'expertise initialement confiée le 11 juillet 2025 pour déterminer les causes de l'incendie du stade Jean Verbeke à Montauban. Cette extension, sollicitée par la commune et son assureur, vise à attraire aux opérations d'expertise l'association Montauban football club Tarn-et-Garonne, l'association Jeunes H... G..., leurs assureurs respectifs (Groupama d'Oc et MAIF), ainsi que la société AEI Conception. La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre l'expertise à des personnes non initialement désignées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2501631 du 11 juillet 2025, le juge des référés a, sur demande de la commune de Montauban et la société SMACL Assurance, représentées par Me Depuy, prescrit une ordonnance, confiée à M. B... E... et M. F... D..., afin de déterminer l’origine, les causes et les conséquences de l’incendie ayant ravagé le bâtiment n°3 du stade Jean Verbeke situé au 2145 route de Saint-Antonin à Montauban.


Par un mémoire, enregistré le 20 octobre 2025, la commune de Montauban et la société SMACL assurance, représentées par Me Depuy, demandent au juge des référés d’étendre la mission d’expertise à :

l’association Montauban football club Tarn-et-Garonne (MFCTG), dont le siège social est situé 2145 bis route de Saint-Antonin à Montauban (82000) ;
l’association Jeunes H... G... (A...), dont le siège social est situé 312 chemin de Fisset à Montauban (82000) ;
la compagnie Groupama d’Oc en sa qualité d’assureur de l’association MFCTG, dont le siège social est situé 14 rue de Vidailhan à Balma (31130) ;
la société Mutuelle assurance instituteur France (MAIF) en sa qualité d’assureur de l’association A..., dont le siège social est situé 200 avenue Salvador Allende à Niort (79000).

Par des mémoires, enregistrés les 14 novembre et 19 décembre 2025, la société Nepsen, représentée par Me Perreau, conclut à ce qu’il soit pris acte de ses plus expresses protestations et réserves d’usage s’agissant des demandes de mises en cause formulées par la commune de Montauban et la société SMACL assurance et M. D..., expert, à ce qu’il soit enjoint à la commune de Montauban de produire les éléments nécessaires permettant l’identification et la mise en cause de la société Osmose, mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre, venant aux droits de la société PR C... et au rejet de la demande de mise hors de cause formulée par l’association A....


Par un mémoire, enregistré le 25 novembre 2025, la société Abeille IARD et santé, représentée par Me Assaraf-Dolques, conclut à ce qu’il soit pris acte de ses plus expresses protestations et réserves d’usage s’agissant de la demande de mise en cause formulée par la commune de Montauban et la société SMACL assurance et à la mise à la charge de la commune de Montauban et la société SMACL assurance des entiers dépens de l’instance.

Par un mémoire, enregistré le 1er décembre 2025, l’association Jeune H... G... (A...) et son assureur la Mutuelle Assurance Instituteur France (MAIF), représentées par Me Dupey concluent au rejet de la demande de mise en cause les concernant et à la mise à la charge solidairement de la commune de Montauban et de la société SMACL assurance le versement à leur profit de la somme de 750 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire, enregistré le 3 décembre 2025, M. F... D..., expert, demande au juge des référés d’attraire à la mission d’expertise la société AEI Conception, dont le siège social est situé 195, impasse Umberti à Bressols (82710).

Par un mémoire, enregistré le 29 décembre 2025, la société AEI Conception, représentée par Me Saint Geniest, formule les plus expresses protestations et réserves quant à sa responsabilité et fait valoir qu’elle est uniquement intervenue dans la conception des armoires, le câblage interne ainsi que lors des essais sous tensions.

Par un mémoire, enregistré le 5 janvier 2026, la société Clemente et la société MAAF Assurance, en qualité d’assureur de la société Clemente, représentées par Me Jourdon, s’associent aux demandes de mises en cause de l’association Montauban Footbal Club Tarn et Garonne, de l’association des jeunes sportifs G..., des sociétés Groupama d’Oc et MAIF ainsi que de la société AEI Conception, et concluent à ce qu’il soit enjoint à la société AEI Conception de produire les attestations d’assurances couvrant ses responsabilités décennale et civile de droit commun pour les années 2016 à 2019, 2024 et 2025, sous astreinte de 100 euros (cent euros) par jour de retard à compter de l’ordonnance à intervenir.

Par un mémoire, enregistré le 19 janvier 2026, l’association Montauban Football Club Tarn-Et-Garonne (MFCTG) et la société Groupama d’Oc, assureur de l’association MFCTG, formulent les plus expresses réserves de garantie et de responsabilité.



Vu :
l’ordonnance n° 2501631 du 11 juillet 2025 ;
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.

Vu la décision du 1er mars 2025 par laquelle la présidente du tribunal administratif a désigné Mme Viseur-Ferré, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qu’il suit :

Sur les demandes de mises en cause formulées par la société SMACL assurance et par M. D..., expert :

Aux termes de l’article R. 532-3 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révèlerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l’étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles ».

Par une ordonnance n°2501631 du 11 juillet 2025, le juge des référés a, sur demande de la commune de Montauban et la société SMACL Assurance, représentées par Me Depuy, prescrit une ordonnance, confiée à M. B... E... et M. F... D..., afin de déterminer l’origine, les causes et les conséquences de l’incendie ayant ravagé le bâtiment n°3 du stade Jean Verbeke, situé 2145 route de Saint-Antonin à Montauban.

En premier lieu, la demande introduite par la commune de Montauban et la société SMACL tend à mettre en cause deux associations qui ont utilisés successivement le bâtiment sinistré le 1er juin et le 2 juin 2024, ainsi que leur assureur respectif. L’association MFCTG occupe le site de manière permanente en vertu d’une convention d’occupation et l’association A... utilise les installations sportives en sa qualité d’adhérente de la Ligue de football d’Occitanie et du district Tarn-et-Garonne Football, auxquelles la commune de Montauban a consenti une autorisation d’occupation ponctuelle. Les requérantes font valoir qu’en raison des informations qu’elles détiennent, leur mise en cause à l’expertise serait de nature à éclairer les travaux du collège d’experts et présente dès lors un caractère utile.

En second lieu, la demande introduite par M. D..., expert, tend à mettre en cause la société AEI Conception, responsable de l’installation du tableau général basse tension (TGBT) du local chaufferie du bâtiment dans lequel l’incendie a eu lieu, afin de rechercher s’il a été installé conformément aux règles de l’art.

L’expertise ordonnée est une simple mesure d’instruction, qui a pour objet de déterminer l’origine, les causes et les conséquences de l’incendie ayant ravagé le stade et ne préjuge en rien de leur imputabilité ou des responsabilités encourues par les diverses parties présentes aux opérations d’expertise. Il y a lieu, par conséquent, de faire droit aux demandes d’extensions formulées par la commune de Montauban, la société SMACL assurance et M. D..., expert, qui satisfont aux conditions de l’article R. 532-3 du code de justice administrative, en déclarant l’expertise commune et contradictoire aux sociétés identifiées à l’article 1er de la présente ordonnance.

Sur les demandes de condamnation de pièces présentées par la société Nepsen et les sociétés Clemente et MAAF Assurance :

Aux termes des dispositions de l’article R. 621-7-1 du code de justice administratif : « Les parties doivent remettre sans délai à l'expert tous documents que celui-ci estime nécessaires à l'accomplissement de sa mission. En cas de carence des parties, l'expert en informe le président de la juridiction qui, après avoir provoqué les observations écrites de la partie récalcitrante, peut ordonner la production des documents, s'il y a lieu sous astreinte, autoriser l'expert à passer outre, ou à déposer son rapport en l'état. […] ».

Il n’appartient pas au juge des référés d’enjoindre à la commune de Montauban de verser aux débats les coordonnées de la société Osmose venant aux droits de la société PR C..., ou à la société AEI Conception de communiquer ses attestations d’assurances responsabilité civile et décennale pour les années 2016 à 2019, 2024 et 2025, de telles demandes relevant de la seule appréciation du collège d’expert, responsable de la conduite des opérations d’expertise. Il résulte de ce qui précède que les conclusions des sociétés Nepsen, Clemente et MAAF Assurance à cette fin doivent être rejetées.

Sur les protestations et réserves exprimées :

Il n’appartient pas au juge administratif de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions présentées en ce sens ne peuvent qu’être rejetées.

Sur les dépens :

Il sera statué, après dépôt du rapport d’expertise, sur la fixation et la charge des frais et honoraires d’expertise, dans les conditions prévues à l’article R. 621-13 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de l’association Jeune H... G... et de son assureur tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : Les opérations de l’expertise prescrite par l’ordonnance n° 2501631 du 11 juillet 2025, sont étendues à :

l’association Montauban football club Tarn-et-Garonne (MFCTG), dont le siège social est situé 2145 bis route de Saint-Antonin à Montauban (82000) ;
l’association Jeunes espoirs montalbanais (A...), dont le siège social est situé 312 chemin de Fisset à Montauban (82000) ;
la compagnie Groupama d’Oc en sa qualité d’assureur de l’association MFCTG, dont le siège social est situé 14 rue de Vidailhan à Balma (31130) ;
la société Mutuelle assurance instituteur France (MAIF) en sa qualité d’assureur de l’association A..., dont le siège social est situé 200 avenue Salvador Allende à Niort (79000) ;
la société AEI Conception, dont le siège social est situé 195, impasse Umberti à Bressols (82710).

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.



Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association Montauban football club Tarn-et-Garonne, à l’association Jeunes espoirs montalbanais, à la compagnie Groupama d’Oc, à la Mutuelle assurance des instituteurs de France, à la société AEI Conception ainsi qu’à M. D... et M. E..., experts.

Copie en sera adressée aux parties.


Fait à Toulouse, le 23 janvier 2026


La vice-présidente, juge des référés,




Cécile VISEUR-FERRÉ

La République mande et ordonne au préfet de Tarn-et-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation le greffier,



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions