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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2502315

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2502315

mercredi 16 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2502315
TypeDécision
Avocat requérantCOHEN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par Mme A, ressortissante sénégalaise, contre un arrêté préfectoral du 21 mars 2025 refusant de l'admettre au séjour et abrogeant son attestation de séjour. La requérante invoquait l'urgence, notamment en raison de l'impact sur son cursus universitaire et sa situation de jeune mère, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, fondés sur une insuffisance de motivation, une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une dérogation à la présomption d'absence d'urgence en matière de refus de séjour.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 avril 2025 et une production de pièces complémentaires enregistrée le 15 avril 2025, Mme C A, représentée par Me Cohen, demande à la juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 21 mars 2025 du préfet de la Haute-Garonne refusant de l'admettre au séjour et abrogeant son attestation de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi que le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle totale lui serait refusée, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

en ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :

- la décision attaquée affecte irrémédiablement son cursus universitaire alors qu'elle devait se présenter le 2 avril 2025 à l'épreuve d'admission de l'INSEEC BACHELOR à Toulouse et qu'elle est à la recherche d'une alternance pour septembre 2025 ; or, elle ne pourra obtenir une telle alternance que si elle justifie de la régularité de son séjour ; en tant que jeune mère, elle ne peut plus subvenir aux besoins de son enfant au même titre que son compagnon faute de pouvoir prétendre à des revenus professionnels du fait de la décision attaquée ;

en ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

Elle soutient que :

- la décision refusant de l'admettre au séjour est insuffisamment motivée ;

- elle révèle un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 422- 1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 9 de l'accord franco-sénégalais du 1er août 1955 dès lors que, malgré ses difficultés dans ses études liées à son état de santé, elle a toujours suivi ses cours avec sérieux et accompli les diligences nécessaires à leur poursuite ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2025, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

en ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :

- la présomption doit être renversée dès lors que Mme A n'apporte pas la preuve qu'elle disposerait d'un contrat d'apprentissage lui permettant de poursuivre ses études pour cette année universitaire ;

en ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

- aucun des moyens invoqués n'est en l'état de l'instruction propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2502320 enregistrée le 2 avril 2025 tendant à l'annulation de la décision contestée.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-sénégalais du 1er août 1955 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Carvalho, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 15 avril 2025 à 14 heures en présence de M. Subra de Bieusses, greffier d'audience, Mme Carvalho a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Cohen représentant Mme A, qui a repris les moyens et conclusions développés dans ses écritures, en précisant que sa cliente a présenté de nombreuses douleurs pelviennes et des contractions dès le début de sa grossesse en décembre 2023 et a appris au cours de l'échographie du premier trimestre qu'elle présentait un fibrome et une nécrobiose aseptique ; Mme A ne s'est pas présentée à la rentrée de janvier 2024 en raison des douleurs causées par sa grossesse qui sera plus tard déclarée pathologique ; lorsqu'elle découvre en février 2024 qu'elle souffre d'une grossesse pathologique, elle ne demande pas à son médecin de lui fournir d'attestation médicale ou d'arrêt de travail car elle n'est pas en alternance ; il lui a ensuite été impossible de trouver une alternance pour la rentrée de septembre 2024 en se présentant enceinte à des entretiens au cours du printemps et de l'été 2024 ; après avoir accouché le 31 août 2024, son congé de maternité s'est déroulé jusqu'à la fin de l'année civile ; la préfecture aurait dû prendre en considération les circonstances particulières de la situation de Mme A ; son compagnon, qui est sur le point de terminer sa formation d'ingénieur après sept ans d'études, a vocation à rester sur le territoire français pour intégrer l'entreprise Airbus ;

- les observations de Mme B, représentant le préfet de la Haute-Garonne, qui indique qu'aucune urgence ne saurait prospérer en l'espèce puisque l'admissibilité dont se prévaut Mme A pour ce mois d'avril au sein d'une école est comparable aux précédentes admissibilités dont elle a fait l'objet et qui n'ont pourtant débouché sur aucune admission ; rien ne permet de dire qu'un contrat d'apprentissage sera signé prochainement par la requérante ; cette dernière a elle-même déclaré que pour l'année universitaire 2024-2025, elle entendait se consacrer à son enfant ;

- les déclarations de Mme A, qui, invitée à s'exprimer sur son absence à la rentrée universitaire de janvier 2024, a indiqué être tombée enceinte au cours du mois de novembre 2023 et avoir découvert, lors de l'échographie de datation le 9 janvier 2024, le caractère pathologique de sa grossesse en raison d'un terrain l'y prédisposant, puisqu'elle souffre du syndrome des ovaires polykystiques ; elle a indiqué également avoir ressenti, dès le début de sa grossesse, des douleurs pelviennes avant que ne soit confirmé le diagnostic d'une nécrobiose aseptique au cours de sa première échographie obligatoire et a déclaré qu'en raison de périodes de carence survenues entre les différentes émissions d'attestation de prolongation de séjour, il ne lui a pas été permis de finaliser un contrat de travail avec une entreprise pour la rentrée de l'année 2024-2025 ; sans sa grossesse, elle aurait continué ses études dans le domaine de la finance sans interruption.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A, ressortissante sénégalaise née le 2 mars 1997 à Thies, est entrée en France le 31 octobre 2020, munie d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ", valable du 28 octobre 2020 au 28 octobre 2021. Elle a bénéficié, du 19 mai 2022 au 18 mai 2024, d'une carte de séjour temporaire régulièrement renouvelée. Par un arrêté du 21 mars 2025, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui renouveler son droit au séjour en sa qualité d'étudiante, a abrogé son attestation de prolongation de séjour et l'a obligée à quitter le territoire dans le délai de 30 jours en fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement. Mme A demande la suspension de cet arrêté.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". En raison de l'urgence et dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (). ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

4. D'une part, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement de titre de séjour ou d'un retrait de celui-ci.

5. Dès lors que la décision attaquée refuse de renouveler le titre de séjour de Mme A, qu'elle met fin à son attestation de prolongation de séjour et qu'elle l'empêche de poursuivre ses études en France, l'urgence est présumée et n'est d'ailleurs pas sérieusement contestée par le préfet. Il y a lieu, par suite, de regarder cette condition comme étant satisfaite.

6. D'autre part, aux termes de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes signée à Dakar le 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures () sur le territoire de l'autre Etat doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou une attestation choisi, ou une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage. Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. / Les intéressés reçoivent, le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants ".

7. Pour l'application des stipulations précitées, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant par un ressortissant sénégalais, de rechercher, sous le contrôle du juge et à partir de l'ensemble du dossier, si l'intéressé peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement ses études. Le renouvellement de ce titre de séjour est ainsi subordonné à la réalité et à la progression des études poursuivies par le bénéficiaire.

8. Alors que Mme A a validé ses deux premières années de Bachelor Finance qu'elle suivait à la PPA Business School à Paris, entre 2021 et 2023, le préfet de la Haute-Garonne a relevé qu'elle ne justifiait pas avoir poursuivi ses études au cours des années universitaires 2023-2024 et 2024-2025 et que, dès lors, rien ne permettait de considérer que Mme A suivait effectivement un enseignement ou des études en France. La requérante admet ne pas n'avoir pu valider son inscription en troisième année de formation banque et assurance à l'école ICD Business School Toulouse Bachelor, mais indique avoir néanmoins été admise en troisième année de Bachelor dans l'école ESI Business School à Toulouse pour une rentrée universitaire reportée au mois de janvier, cette circonstance étant corroborée par une attestation de ladite école. Enceinte dès le mois de novembre 2023, elle a connu une grossesse pathologique qui l'a empêchée de se présenter à sa formation, ce qu'elle établit par la production d'un compte-rendu des urgences hospitalières où la requérante a été admise, au mois de mai 2024, pour le traitement d'une nécrobiose aseptique de fibrome. Sur ce point, il ressort de la littérature médicale soumise au contradictoire par la requérante que la nécrobiose aseptique, à l'origine de douleurs pelviennes durant la grossesse mais aussi d'un état fiévreux et de métrorragies, constitue la complication la plus fréquente des fibromes, exposant les femmes qui en souffrent à des risques de fausse couche et d'accouchement prématuré nettement accrus. La pathologie de Mme A ayant été détectée au cours de son échographie de datation ainsi que les difficultés alléguées dont elle a fait état dans ses écritures mais aussi au cours de l'audience, en raison des douleurs dont elle a souffert dès le mois de janvier 2024 puis tout au long de sa grossesse, justifient l'empêchement dont elle se prévaut pour le suivi de sa formation de janvier à août 2024. Il est constant que Mme A était ensuite, pour la rentrée universitaire de l'année 2024/2025, en convalescence durant les mois suivants son accouchement le 31 août, de sorte qu'elle n'a pu honorer cette rentrée universitaire. Aussi, dans les conditions très particulières de l'espèce, le moyen tiré d'une d'erreur d'appréciation au regard des conditions posées à l'article 9 de la convention franco-sénégalaise est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

9. Les deux conditions prévues à l'article L. 521-1 étant remplies, il y a lieu d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 21 mars 2025 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

10. Eu égard aux motifs de la présente ordonnance, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de délivrer à Mme A dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour renouvelable l'autorisant à travailler, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision, ainsi que de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais du litige :

11. Sous réserve de l'admission définitive de Mme A à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de Me Cohen à percevoir la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Cohen la somme de 800 euros au titre des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros sera versée à Mme A sur le fondement des seules dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur les dépens :

12. Enfin, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par Mme A sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme A est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : L'exécution de la décision du 21 mars 2025 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.

Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne, dans un délai de 15 jours à compter de la présente ordonnance, de délivrer à Mme A une autorisation provisoire de séjour renouvelable l'autorisant à travailler et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois.

Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Cohen renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Cohen une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros sera versée à Mme A sur le fondement des seules dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A, à Me Cohen et au ministre de l'intérieur.

Une copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.

Fait à Toulouse le 16 avril 2025.

La juge des référés,

Myriam CARVALHO

Le greffier,

François SUBRA DE BIEUSSES

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

ou par délégation la greffière

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