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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2502316

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2502316

lundi 7 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2502316
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé par l'association "Syndicat du travail sexuel" pour demander la suspension d'un arrêté municipal du 17 octobre 2024 interdisant le stationnement et les allées et venues répétées des personnes se livrant à la prostitution dans plusieurs secteurs de Toulouse. La requête a été rejetée par ordonnance du 7 avril 2025 pour irrecevabilité manifeste, au motif que l'association n'avait pas joint la copie de la requête en annulation de l'arrêté, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction ni audience, dispensé de régularisation en vertu de l'article R. 522-2.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 avril 2025, l'association " Syndicat du travail sexuel ", représentée par Me Verdeil, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté n°ARVT-24-1306 du 17 octobre 2024 par lequel le maire de Toulouse a interdit aux personnes se livrant à la prostitution de stationner ou de se livrer à des allées et venues répétées dans plusieurs secteurs de la ville ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Arquié, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, lorsqu'il apparaît manifeste qu'une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience. Enfin, selon l'article R. 522-2 du même code, les dispositions de l'article R. 612-1 de ce code qui imposent au juge d'inviter l'auteur de conclusions entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours à les régulariser, ne sont pas applicables au juge des référés statuant en urgence.

2. L'association " Syndicat du travail sexuel " n'a pas joint à sa requête en référé, en méconnaissance des prescriptions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative précité, la copie de la requête en annulation de l'arrêté du 17 octobre 2024 contesté. Le juge des référés étant dispensé, ainsi qu'il résulte des dispositions de l'article R. 522-2 du code de justice administrative, d'inviter l'auteur d'une demande à régulariser devant lui la ou les irrecevabilités dont elle est entachée, la requête de l'association " Syndicat du travail sexuel " est donc manifestement irrecevable et il y a lieu de la rejeter selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'association " Syndicat du travail sexuel " est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association " Syndicat du travail sexuel ".

Une copie en sera adressée à Me Verdeil.

Fait à Toulouse, le 7 avril 2025.

La juge des référés,

Céline ARQUIÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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