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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2502609

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2502609

jeudi 17 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2502609
TypeOrdonnance
Avocat requérantKORCHIA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de renouvellement de titre de séjour et d’expulsion. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’a pas joint la copie de la requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction ni audience, dispensé de régularisation en vertu de l’article R. 522-2.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 avril 2025 et une production de pièce complémentaire enregistrée le 16 avril 2025, M. A B, représenté par Me Korchia, demande à la juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 27 mars 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de renouveler sa carte de séjour temporaire et l'a expulsé du territoire français ;

3°) de condamner l'Etat au paiement des entiers dépens du procès et de mettre à sa charge une somme de 1 500 euros à verser à son conseil, sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1991 sur l'aide juridictionnelle et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, condamner l'État à lui verser directement cette même somme au seul visa de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Carvalho, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, lorsqu'il apparaît manifeste qu'une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience. Enfin, selon l'article R. 522-2 du même code, les dispositions de l'article R. 612-1 de ce code qui imposent au juge d'inviter l'auteur de conclusions entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours à les régulariser, ne sont pas applicables au juge des référés statuant en urgence.

2. M. B n'a pas joint à sa requête en référé, en méconnaissance des prescriptions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative précité, la copie de la requête en annulation de l'arrêté du 6 septembre 2024 contesté. Le juge des référés étant dispensé, ainsi qu'il résulte des dispositions de l'article R. 522-2 du code de justice administrative, d'inviter l'auteur d'une demande à régulariser devant lui la ou les irrecevabilités dont elle est entachée, la requête de M. B est manifestement irrecevable et il y a lieu de la rejeter selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Korchia.

Une copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.

Fait à Toulouse, le 17 avril 2024.

La juge des référés,

Myriam CARVALHO

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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