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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2507756

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2507756

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2507756
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation supplémentaire au titre de la loi de reconnaissance envers les harkis. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Le demandeur n'a pas joint à son recours la décision administrative préalable statuant sur sa demande indemnitaire, ni prouvé le dépôt d'une telle demande, et n'a pas régularisé cette omission malgré une mise en demeure du tribunal. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur les articles R. 421-1 (exigence d'une décision administrative préalable pour les demandes de paiement) et R. 222-1, 4° (pouvoir de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables non régularisées) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 octobre et 12 novembre 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de condamner l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC) à lui verser la somme supplémentaire de 11 000 euros au titre de l’indemnisation de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 portant reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français ;

2°) d’enjoindre à l’ONAC de réexaminer sa situation.


Par une lettre du 4 novembre 2025, le tribunal a invité M. A... à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (…) ».

3. La requête de M. A... qui tend à la condamnation de l’ONAC à lui verser une somme supplémentaire de 11 000 euros n’est pas accompagnée d’une décision de l’administration statuant sur une demande indemnitaire, ni de la preuve du dépôt d’une telle demande. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par un courrier du 28 avril 2025, et dont il a été accusé réception le 4 novembre 2025, M. A... n’a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Dès lors, sa requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.


Fait Toulouse, le 6 mars 2026.


Le président de la 4ème chambre,





H. CLEN

La République mande et ordonne à la ministre des armées et des anciens combattants en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,


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