jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2101518 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL MAGRET JANOUEIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 mars 2021, M. A B, représenté par Me Olivier Grimaldi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune d'Arcins a rejeté sa demande du 1er décembre 2020 tendant à l'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à partir du 1er avril 2004 ;
2°) de condamner la commune d'Arcins à lui verser la somme de 9 257,43 euros à parfaire en réparation du préjudice subi, assortie des intérêts à taux légal et de la capitalisation des intérêts ;
3°) d'enjoindre à la commune d'Arcins de lui accorder la NBI pour l'avenir dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune d'Arcins la somme de 2 000 euros assortie des intérêts à taux légal en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il remplit les conditions pour bénéficier de la nouvelle bonification indiciaire depuis le 1er avril 2004 dès lors qu'il exerce des fonctions polyvalentes liées à l'entretien, à la salubrité, à la conduite de véhicules et à des tâches techniques dans une commune de moins de 2000 habitants ;
- l'absence de versement de la nouvelle bonification indiciaire est constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune d'Arcins ;
- son préjudice financier doit être évalué à la somme de 9 257,43 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 janvier 2022, la commune d'Arcins représentée par Me Jean-Philippe Magret, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- toute créance relative à une période précédant le 1er janvier 2016 est prescrite ;
- aucun moyen soulevé n'est fondé.
Par ordonnance du 6 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 7 mars 2022.
Le tribunal a, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, invité les parties, par courrier du 2 mai 2023, à produire un tableau récapitulatif de la situation administrative de M. B du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2021, précisant chaque fois que cela est nécessaire si l'agent exerçait ses fonctions à temps plein, à temps partiel thérapeutique, était placé en congé de maladie ordinaire, en congé de longue maladie ou en congé de longue durée ainsi que tous justificatifs (notamment arrêtés) plaçant l'intéressé dans une position administrative régulière. Ces pièces, réceptionnées le 4 mai 2023, ont été communiquées le même jour à la commune d'Arcins.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- la loi n°91-73 du 18 janvier 1991 portant dispositions relatives à la santé publique et aux assurances sociales ;
- le décret n°93-863 du 18 juin 1993 relatif aux conditions de mise en œuvre de la nouvelle bonification indiciaire dans la fonction publique territoriale ;
- le décret n°2006-779 du 3 juillet 2006 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains personnels de la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bongrain,
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- et les observations de Me Magret, représentant la commune d'Arcins.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, adjoint technique territorial principal de 2ème classe, a été recruté par la commune d'Arcins (Gironde) le 1er avril 2004. L'intéressé a sollicité, par courrier du 1er décembre 2020, le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire et son versement à titre rétroactif à compter de son embauche. Il doit être regardé comme demandant au tribunal, d'une part, d'annuler la décision implicite rejetant sa demande tendant à ce que lui soit accordée la nouvelle bonification indiciaire et d'autre part, de condamner la commune d'Arcins à lui verser la somme de 9 257,43 euros, correspondant à la nouvelle bonification indiciaire qu'il n'a pas perçue depuis son embauche.
Sur les conclusions à fins d'annulation et d'injonction :
2. D'une part, aux termes du I de l'article 27 de la loi du 18 janvier 1991 portant dispositions relatives à la santé publique et aux assurances sociales : " La nouvelle bonification indiciaire des fonctionnaires et des militaires, instituée à compter du 1er août 1990, est attribuée pour certains emplois comportant une responsabilité ou une technicité particulière dans des conditions fixées par décret ". L'article 1er du décret du 3 juillet 2006 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains personnels de la fonction publique territoriale dispose : " Une nouvelle bonification indiciaire, prise en compte pour le calcul de la retraite, est versée mensuellement aux fonctionnaires territoriaux exerçant une des fonctions figurant en annexe au présent décret ". Le tableau 4 annexé à ce décret, intitulé " fonctions impliquant une technicité et une polyvalence particulières liées à l'exercice dans certaines collectivités ou dans leurs établissements publics assimilés " mentionne en point 41 que dix points d'indice majoré sont attribués aux agents exerçant des " Fonctions polyvalentes liées à l'entretien, à la salubrité, à la conduite de véhicules et à des tâches techniques dans les communes de moins de 2000 habitants () ". Il résulte de ces dispositions que le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire est lié non au corps ou cadre d'emplois d'appartenance ou au grade des fonctionnaires, ou encore à leur lieu d'affectation, mais aux seules caractéristiques des emplois occupés, au regard des responsabilités qu'ils impliquent ou de la technicité qu'ils requièrent et le point 41 de cette annexe accorde ainsi le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire à raison de la polyvalence des fonctions, sans qu'il y ait lieu de rechercher si ces fonctions comportent une technicité particulière.
3. D'autre part, aux termes de l'article 1er du décret du 18 juin 1993 relatif aux conditions de mise en œuvre de la nouvelle bonification indiciaire dans la fonction publique territoriale : " La nouvelle bonification indiciaire est attachée à certains emplois comportant l'exercice d'une responsabilité ou d'une technicité particulière. Elle cesse d'être versée lorsque l'agent n'exerce plus les fonctions y ouvrant droit ". Et aux termes de l'article 2 de ce même décret : " Le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire est maintenu aux fonctionnaires dans les mêmes proportions que le traitement pendant la durée des congés mentionnés aux 1°, 2° et 5° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée susvisée ainsi qu'au 3° de ce même article tant que l'agent n'est pas remplacé dans ses fonctions ". Enfin, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 : " Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 : " Le fonctionnaire en activité a droit : / 1° A un congé annuel () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retrait () / 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans () /4° A un congé de longue durée () ".
4. Il résulte des dispositions précitées qu'un agent public, dont les fonctions correspondent à celles visées par le décret du 3 juillet 2006 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains personnels de la fonction publique territoriale, continue de percevoir le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire lorsqu'il est placé en congés annuel, en congés de maladie ordinaire, en congés de longue maladie lorsqu'il n'est pas remplacé ainsi qu'en congé de maternité ou lié aux charges parentales.
5. En l'espèce, il est constant que M. B est placé, depuis le 3 mai 2019, en congé de longue durée. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le maire de la commune d'Arcins, a implicitement refusé de lui accorder, pour l'avenir, la nouvelle bonification indiciaire.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite refusant de lui accorder le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire, pour l'avenir, doivent être rejetées, et par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction tendant aux mêmes fins.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne l'exception de prescription quadriennale :
7. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 modifiée relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. / Sont prescrites, dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public ". Aux termes de l'article 3 de cette loi : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ".
8. Lorsqu'un litige oppose un agent public à son administration sur le montant des rémunérations auxquelles il a droit, le fait générateur de la créance se trouve en principe dans les services accomplis par l'intéressé. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à ces services court à compter du 1er janvier de l'année suivant celle au titre de laquelle l'agent aurait dû être rémunéré.
9. Il résulte de l'instruction que M. B a formé, le 1er décembre 2020, une demande préalable indemnitaire relative à des créances qu'il détiendrait depuis l'année 2004. Dans ces conditions, les créances relatives aux années 2004 à 2015 étaient prescrites lorsque l'intéressé a formé sa demande. Par suite, l'exception de prescription quadriennale opposée par la commune pour les créances précédant le 1er janvier 2016 doit être accueillie.
En ce qui concerne la responsabilité de la commune d'Arcins à partir du 1er janvier 2016 :
10. M. B soutient qu'il occupe des fonctions ouvrant droit au bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire. Il résulte de l'instruction et notamment de l'examen de la fiche de poste de M. B que ce dernier est chargé d'effectuer les petits travaux d'entretien des bâtiments tels que la maçonnerie et la peinture, d'entretenir les espaces verts, de procéder à l'entretien courant de la voirie, de trier et évacuer les déchets, d'entretenir et ranger le matériel utilisé et de conduire le tracteur agricole. Ces attributions, si elles relèvent des fonctions normales d'un agent d'entretien, et ne comportent pas de responsabilités ou de technicité particulières, présentent une diversité des tâches techniques liées à l'entretien, à la salubrité, à la conduite de véhicules qui confèrent à l'emploi occupé par M. B une polyvalence et une technicité lui ouvrant droit, aux termes du point 41 de l'annexe au décret du 3 juillet 2006, au bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire sans que la commune d'Arcins ne puisse utilement opposer la circonstance que le poste de l'intéressé était aménagé en raison de restrictions médicales interdisant notamment la conduite de tracteurs.
11. Toutefois, la commune d'Arcins fait valoir que M. B n'a pas exercé ses fonctions en raison de congés de maladie. Ainsi qu'énoncé au point 4, un agent public continue de percevoir le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire uniquement lorsqu'il est placé en congés annuel, en congés de maladie ordinaire, en congés de longue maladie lorsqu'il n'est pas remplacé ainsi qu'en congé de maternité ou lié aux charges parentales, excluant ainsi les périodes de mi-temps thérapeutique ainsi que les congés de longue durée.
12. Il résulte de l'instruction que M. B a bénéficié de congés de maladie ordinaires du 11 au 15 janvier 2016, du 11 février au 4 mars 2016 et du 9 mai au 30 septembre 2016. Il a ensuite été placé en arrêt de travail en raison d'un accident de service du 22 novembre 2016 au 13 janvier 2017, puis a bénéficié d'un congé de maladie ordinaire jusqu'au 31 décembre 2017. Du 1er janvier au 31 décembre 2018 M. B a bénéficié d'un mi-temps thérapeutique. A compter du 3 mai 2019, l'intéressé a été placé en congé de longue durée. Dans ces conditions, M. B était éligible au bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire pour les seules périodes comprises entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017 et entre le 1er janvier 2019 et le 3 mai 2019. Dès lors, en s'abstenant de verser à l'intéressé la nouvelle bonification indiciaire sur ces périodes, la commune d'Arcins a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne le préjudice :
13. M. B est fondé à solliciter la condamnation de la commune d'Arcins à lui verser une somme équivalente à la nouvelle bonification indiciaire qu'il aurait dû percevoir pour les périodes précisées au point 12, calculée sur la base de dix points d'indice, soit la somme de 1 311,72 euros au titre du préjudice financier subi.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
14. Les indemnités précitées sont dues avec intérêt au taux légal à compter du 11 décembre 2020, date de réception par la commune d'Arcins, de la réclamation préalable indemnitaire de M. B.
15. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée, dans la requête, enregistrée le 25 mars 2021. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 11 décembre 2021, date à laquelle est due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
16. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
17. Les dispositions précitées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la commune d'Arcins soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Arcins la somme de 1 500 euros à verser à M. B sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La commune d'Arcins est condamnée à verser à M. B la somme de 1 311,72 (mille-trois-cent-onze et soixante-douze centimes) euros au titre de son préjudice financier. Cette indemnité est due avec intérêts au taux légal à compter du 11 décembre 2020, date de réception de sa réclamation préalable par la commune d'Arcins. Les intérêts seront capitalisés à compter du 11 décembre 2021 date à laquelle est due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Article 2 : La commune d'Arcins versera à M. B la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 . Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par commune d'Arcins sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune d'Arcins.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
Le rapporteur,
A. BONGRAIN
La présidente,
F. MUNOZ-PAUZIÈS La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 507200
**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 506535
Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 504834
Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 508061
08/04/2026