LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2301789

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2301789

mardi 18 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2301789
TypeDécision
PublicationD
FormationJuge social

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A contestant un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 325,01 euros. Le juge rappelle que, selon l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, tout recours contentieux sur le bien-fondé d'un indu de RSA doit être précédé d'un recours administratif préalable. En l'absence d'un tel recours, M. A ne peut contester le bien-fondé de l'indu devant le juge, même en invoquant une erreur de déclaration fiscale. La requête est donc rejetée, le juge précisant que M. A peut solliciter une remise gracieuse de sa dette s'il remplit les conditions de bonne foi et de précarité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 avril 2023, M. B A, représenté par Me Carles, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire n° 6280 d'un montant de 3 619,65 euros émis à son encontre par le département de la Gironde le 13 février 2023 correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er mai 2013 au 30 avril 2017, en tant qu'il porte sur la somme de 3 325,01 euros ;

2°) de prononcer la décharge de la somme de 3 325,01 euros.

Il soutient qu'il a déclaré à tort aux services fiscaux en tant que salaires les sommes qu'il a perçues au titre du revenu de solidarité active en 2016 à hauteur de 5 749,55 euros ; qu'il n'a perçu aucun salaire, ni aucun autre versement que le revenu de solidarité active en 2016 ; que sa demande de rectification des revenus déclarés au titre de l'année 2016 doit ainsi être prise en compte.

La requête a été communiquée au département de la Gironde et à la caisse d'allocations familiales de la Gironde, qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

* le code de l'action sociale et des familles ;

* le code général des collectivités territoriales ;

* le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Naud, premier conseiller, en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

* le rapport de M. Naud, magistrat désigné ;

* les observations de Me Carles, pour M. A, qui persiste dans ses précédentes écritures.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le 13 février 2023, le département de la Gironde a émis à l'encontre de M. A le titre exécutoire n° 6280 d'un montant de 3 619,65 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er mai 2013 au 30 avril 2017. M. A demande au tribunal l'annulation de ce titre exécutoire en tant qu'il porte sur la somme de 3 325,01 euros et la décharge de l'obligation de payer cette somme.

2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ".

3. Il résulte des articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qu'une décision de récupération d'un indu de revenu de solidarité active prise par le président du conseil départemental ou par délégation de celui-ci ne peut, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet d'un recours contentieux sans qu'ait été préalablement exercé un recours administratif auprès de cette autorité. Si la recevabilité d'un recours contentieux dirigé contre le titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active n'est pas, en vertu de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, subordonnée à l'exercice d'un recours administratif préalable, le débiteur ne peut toutefois, à l'occasion d'un tel recours, contester devant le juge administratif le bien-fondé de cet indu en l'absence de tout recours préalable saisissant de cette contestation le président du conseil départemental.

4. Il ne résulte pas de l'instruction que M. A a exercé un recours administratif préalable auprès du département ou de la caisse d'allocations familiales de la Gironde afin de contester le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active qui lui a été réclamé le 1er novembre 2022 pour la période du 1er mai 2013 au 30 avril 2017. À cet égard, il convient de relever que ni les demandes d'éclaircissement du requérant, ni la lettre du 21 mars 2023 adressée par son conseil à la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour obtenir des documents ne constituent un recours administratif préalable obligatoire, au sens de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Dans le cadre de la contestation du titre exécutoire en litige, le requérant ne peut donc remettre en cause le bien-fondé de cet indu et utilement faire valoir qu'il a déclaré à tort aux services fiscaux en tant que salaires les sommes qu'il a perçues au titre du revenu de solidarité active en 2016 à hauteur de 5 749,55 euros.

5. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation du titre exécutoire émis à son encontre le 13 février 2023 et la décharge de la somme de 3 325,01 euros.

6. Si toutefois le requérant parvient à établir qu'il ne s'est pas livré à une manœuvre frauduleuse ou à de fausses déclarations, qu'il est de bonne foi et qu'il est dans une situation de précarité, il a toujours la possibilité de solliciter auprès de l'administration une remise gracieuse de sa dette.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au département de la Gironde. Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2025.

Le magistrat désigné,

G. NAUD

La greffière,

C. AHIN

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

Décisions similaires

TA33Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401552

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière sociale, s'est déclaré incompétent pour connaître des litiges relatifs au recouvrement des indus d'allocations familiales et d'allocation de soutien familial, relevant de la juridiction judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Le juge administratif reste toutefois compétent pour examiner les contestations concernant les indus d'allocation de logement et de prime d'activité. La solution définitive sur le fond de la requête, qui contestait un recouvrement global de 4 961,92 euros, n'est pas rapportée dans l'extrait fourni.

19/03/2026

TA33Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403013

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a été saisi d'une demande d'annulation du refus de versement du RSA à une requérante, considérée à tort comme étudiante alors qu'elle était stagiaire de la formation professionnelle continue. La juridiction constate que la situation de la requérante a été régularisée rétroactivement par la CAF, ce qui rend ses conclusions principales sans objet. Par conséquent, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur le fond, après avoir examiné les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives aux conditions d'attribution du RSA.

19/03/2026

TA33Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403339

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 419,97 € par la CAF de la Gironde. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas une situation de précarité justifiant cette remise, ni que le remboursement compromettrait durablement l'équilibre budgétaire de son foyer. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en présence de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration.

19/03/2026

TA33Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403480

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière sociale, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité et la condamnation de la CAF. Le juge a estimé que la requérante, dont les déclarations de revenus étaient inexactes, ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi pour bénéficier de la remise de sa dette, et que son préjudice moral n'était pas établi. La décision s'appuie sur les articles L. 842-4 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale concernant le calcul des ressources pour la prime d'activité.

19/03/2026

← Retour aux décisions