LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2303365

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2303365

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2303365
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELARL CAROLINE LAVEISSIERE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d'une demande d'indemnisation contre la régie du port d'Arcachon, suite à l'application contestée d'un tarif portuaire. Le requérant s'étant désisté de sa requête, la juridiction a acté ce désistement. Elle a mis à la charge du requérant une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'administration, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 juin 2023, M. A... B..., représenté par Me Raffaillac, demande au tribunal :

1°) de condamner la régie du port de plaisance d’Arcachon à lui verser la somme de 18 882 euros à titre de dommages et intérêts, assortie des intérêts au taux légal à compter du mois de juillet 2018 ;

2°) de mettre à la charge de la régie du port d’Arcachon les dépens ainsi que la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision lui refusant l’application du tarif titulaire a été annulée par jugement du tribunal administratif de Bordeaux en date du 27 juillet 2020 et la cour a rejeté l’appel formé contre ce jugement par la régie ;
- contrairement à ce qu’a retenu la régie, il est pleinement propriétaire de la pinasse Mar Del Plata depuis le décès de M. C... et peut prétendre, en vertu de l’article 17 du règlement du port, à l’application du tarif « titulaire » ;
- il a donc subi un préjudice financier tenant à l’écart entre le tarif passager qui lui a été appliqué à tort et le tarif titulaire auquel il pouvait prétendre ; ce préjudice se chiffre à la somme de 18.882,00 euros, à laquelle il convient d’assortir des intérêts au taux légal depuis le mois de juillet 2018.


Par un mémoire en défense enregistré le 26 avril 2024, la régie du port d’Arcachon, représentée par la Me Bardet, conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, déclarer prescrite la créance dont se prévaut M. B... pour l’année 2018 à hauteur de la somme de 686 euros et subordonner le versement de la provision par la régie du Port d’Arcachon à la constitution d’une garantie ;

3°) à ce que soit mis à la charge du requérant la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la juridiction administrative est incompétente pour en connaitre ;
- la requête est irrecevable ;
- la créance est prescrite.


Par un mémoire enregistré le 29 janvier 2026, M. B..., représenté par Me Laveissière, informe le tribunal qu’il se désiste de sa requête.


Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2026, la régie du Port d’Arcachon, représenté par Me Bardet, demande au tribunal de bien vouloir constater le désistement de M. B... et de mettre à sa charge la somme de 2 880 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Caste,
- les conclusions de M. Bourdarie, rapporteur public,
- et les observations de Me Gaborieau pour le requérant et de Me Gay pour la régie du Port d’Arcachon.


Considérant ce qui suit :

1. M. B... était copropriétaire à hauteur de 40 % d’une pinasse dénommée « Mar Del Plata » dont 60 % des parts étaient détenus par M. C... lequel bénéficiait d’une autorisation d’occupation un poste d’amarrage dans le port de plaisance d’Arcachon. A la suite du décès de M. C... survenu le 4 septembre 2017, M. B... a été rendu bénéficiaire du legs des 60 % de parts du navire. A la suite d’une demande de renouvellement du droit d’occuper le poste d’amarrage, formulée par M. B..., en qualité de titulaire et dans le cadre du droit de suite, la régie du port d’Arcachon a rejeté sa demande par décision du 9 août 2018. A la suite d’un recours formé à l’encontre de cette dernière décision, le tribunal administratif de Bordeaux a prononcé son annulation par un jugement du 27 juillet 2020 et a enjoint au directeur de la régie du port d’Arcachon de procéder au réexamen de la demande de M. B.... La régie du port d’Arcachon a interjeté appel de ce jugement et la Cour a confirmé le jugement de première instance par un arrêt du 8 décembre 2022. Par un courrier en date du 1er mars 2023, M. B... a sollicité de la Régie du Port d’Arcachon le versement d’une somme de 18 880 euros correspondant au préjudice financier subi du fait de l’écart entre l’application du tarif passager dont il a bénéficié à compter de l’année 2018 et jusqu’au 31 janvier 2023 et l’application du tarif « titulaire » qu’il aurait dû se voir appliquer. Le silence gardé sur sa demande a fait naître une décision de rejet. Par la présente requête, M. B... demande au tribunal de condamner la Régie du port de plaisance d’Arcachon à lui verser la somme de 18 882 euros à titre de dommages et intérêts, assortie des intérêts au taux légal à compter du mois de juillet 2018.


Sur le désistement :

2. Le désistement de M. B... des conclusions de sa requête est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.


Sur les frais liés au litige :

3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre la somme de 1 500 euros à la charge de M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



D E C I D E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B... des conclusions de sa requête.

Article 2 : M. B... versera la somme de 1 500 euros à la régie du Port d’Arcachon sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la régie du Port d’Arcachon.


Délibéré après l’audience du 24 février 2026, où siégeaient :

Mme Brouard-Lucas, présidente,
M. Bourdarie, premier conseiller,
Mme Caste, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2026.



La rapporteure,

F. CASTE
La présidente,

C. BROUARD-LUCAS



La greffière,




S. CASTAIN


La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions