LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2305083

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2305083

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2305083
TypeDécision
PublicationD
Formation5ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A C dirigée contre la décision du préfet de la Gironde du 25 mai 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé, sur le fondement de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, que ce classement sans suite ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que le dossier était effectivement incomplet, faute pour la requérante de démontrer avoir produit l’original de son acte de naissance. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 1er septembre 2023, le président du tribunal administratif de Pau a transmis au tribunal administratif de Bordeaux la requête présentée par Mme B A C.

Par cette requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Pau le 4 juillet 2023, Mme A C demande au tribunal d'annuler la décision du 25 mai 2023 par laquelle le préfet de la Gironde a classé sans suite sa demande de naturalisation.

Elle soutient que la décision est fondée sur un motif erroné dès lors qu'elle a bien transmis l'original de son acte de naissance avec des explications concernant son nom, les livrets de famille de ses enfants et la carte d'identité de son fils.

La requête a été communiquée au préfet de la Gironde qui n'a pas présenté de mémoire en défense.

Par ordonnance du 6 août 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 20 septembre 2024.

Par courrier du 23 janvier 2025, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité de la requête en ce qu'elle est dirigée contre une décision ne faisant pas grief, s'agissant du classement sans suite d'une demande de naturalisation motif pris du caractère incomplet du dossier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Lorrain Mabillon a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C a déposé une demande de naturalisation à la préfecture de la Gironde. Par courrier du 25 mai 2023, le préfet de la Gironde a classé sans suite sa demande, au motif qu'invitée à compléter son dossier le 30 décembre 2022, elle n'avait pas produit l'original de son acte de naissance correspondant à la traduction jointe au dossier. Par sa requête, Mme A C demande l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article 40 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française : " L'autorité qui a reçu la demande ou le ministre chargé des naturalisations peut, à tout moment de l'instruction de la demande de naturalisation ou de réintégration, mettre en demeure le demandeur de produire les pièces complémentaires ou d'accomplir les formalités administratives qui sont nécessaires à l'examen de sa demande. / Si le demandeur ne défère pas à cette mise en demeure dans le délai qu'elle fixe, la demande peut être classée sans suite. Le demandeur est informé par écrit de ce classement. ". Le classement sans suite d'une telle demande motif pris du caractère incomplet du dossier ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir lorsque le dossier est effectivement incomplet.

3. Pour procéder au classement sans suite de la demande de naturalisation de Mme A C, le préfet de la Gironde s'est fondé sur la circonstance que celle-ci n'aurait pas produit, malgré une invitation faite le 30 décembre 2022, l'original de son acte de naissance correspondant à la traduction jointe à son dossier. Si Mme A C soutient qu'elle a bien communiqué cette pièce, elle ne démontre pas l'avoir effectivement adressée à la préfecture. Par suite, et dès lors que Mme A C ne justifie pas que son dossier était complet, le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française n'a pas le caractère d'une décision faisant grief, et n'est pas susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Cette circonstance ne fait toutefois pas obstacle à ce que Mme A C, si elle s'y croit fondée, saisisse à nouveau le préfet de la Gironde d'une nouvelle demande de naturalisation en produisant devant cette autorité toutes les pièces nécessaires à l'instruction de sa demande.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A C doit être rejetée comme irrecevable.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 11 mars 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Chauvin, présidente,

Mme Ballanger, première conseillère,

Mme Lorrain Mabillon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2025.

La rapporteure,

A. LORRAIN MABILLON La présidente,

A. CHAUVIN

La greffière,

C. JANIN

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302927

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Aubagne, de GRDF et de la société SOBECA suite à un accident de motocyclette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable à l'encontre de la commune et de SOBECA pour défaut de demande indemnitaire préalable obligatoire, et a estimé que les conditions de la responsabilité de GRDF, en tant que maître d'ouvrage, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'exigence d'une demande préalable.

07/04/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303832

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du département des Bouches-du-Rhône refusant le versement d'une subvention pour l'achat d'un véhicule électrique à M. C... B... La juridiction a retenu que le refus était insuffisamment motivé, car il ne comportait pas la référence à la base légale ou réglementaire appliquée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande du requérant dans un délai de trois mois.

07/04/2026

TA13

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308520

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant une autorisation de défrichement pour un projet de lotissement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Urban Foncier et confirme le refus de défrichement. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'irrégularité de la procédure, et estime que le préfet a légalement justifié son refus au regard des risques d'incendie. **Textes appliqués** : Les articles L. 341-1, L. 341-3 et L. 341-5 (notamment son 9°) du code forestier, relatifs à la définition du défrichement, son autorisation préalable et les motifs de refus pour la protection contre les risques naturels comme les incendies.

07/04/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309108

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de propriétaires visant à faire déplacer des armoires de fibre optique d'Orange et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le préjudice allégué (gêne d'accès au garage) ne constituait pas un dommage anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du gestionnaire d'un ouvrage public. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité publique pour dommages de travaux publics.

07/04/2026

← Retour aux décisions