LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2401916

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2401916

mardi 31 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2401916
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSCP CGCB ET ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de propriétaires demandant réparation pour des nuisances liées à l'installation de bornes de collecte de déchets. La juridiction a jugé que ces bornes aériennes et non fixées au sol ne constituaient pas un ouvrage public, excluant ainsi l'application du régime de responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. En conséquence, la demande d'indemnisation et d'injonction de démantèlement a été écartée, et les requérants ont été condamnés à verser une somme au syndicat mixte pour ses frais de procédure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 19 mars 2024 et le 5 mars 2025, M. A... C... et Mme B... C..., représentés par Me Krebs, demandent au tribunal :

1°) de condamner le syndicat mixte intercommunal de collecte et de valorisation des déchets (SMICVAL) du libournais Haute-Gironde à leur verser la somme de 15 240 euros en réparation des préjudices résultant pour eux de l’installation de bornes de collecte des ordures à proximité de leur propriété, ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 22 novembre 2023 ;

2°) d’ordonner la capitalisation des intérêts ;

3°) d’enjoindre au SMICVAL du libournais Haute-Gironde de procéder au démantèlement des bornes dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge du SMICVAL du libournais Haute-Gironde la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- la responsabilité sans faute du SMICVAL est engagée en sa qualité de maître de l’ouvrage public que constituent les bornes de collecte des ordures installées à proximité de leur propriété, à l’égard duquel ils ont la qualité de tiers et qui est à l’origine pour eux de nuisances caractérisant un préjudice grave et spécial ;
- ils subissent en lien avec ce dommage un préjudice moral et un préjudice de jouissance qui doivent être indemnisés à hauteur de 7 500 euros chacun ;
- ils ont exposé la somme de 240 euros pour la réalisation d’un constat d’huissier qui doit leur être remboursée ;
- il doit être enjoint au SMICVAL de procéder au démantèlement de l’ouvrage public dès lors que le dommage qu’ils subissent perdure du fait de la faute commise par le SMICVAL d’implanter les bornes à proximité de leur logement et qu’un tel démantèlement ne revêt pas un cout excessif.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 5 février et 1er avril 2025, le SMICVAL, représenté par la SCP CGCB & Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants la somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :
- les requérants ne démontrent pas subir un préjudice présentant le caractère de gravité requis ;
- ils ne justifient pas de leur préjudice moral ni de leur préjudice de jouissance ;
- la suppression ou le déplacement des bornes entraînerait un dysfonctionnement du système de collecte des déchets et représente un coût tel qu’il porterait atteinte à l’intérêt général.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Lorrain Mabillon ;
- les conclusions de Mme Aude Blanchard, rapporteure publique ;
- les observations de Me Krebs, représentant M. et Mme C... ;
- et les observations de Me Triantafilidis, représentant le SMICVAL du libournais Haute-Gironde.


Considérant ce qui suit :

Les époux C... sont propriétaires d’une maison d’habitation située 25, chemin de la barrière à Saint-André-de-Cubzac. En novembre 2023, trois bornes aériennes de collecte de déchets ont été mises en service chemin de la barrière, en contrebas de leur propriété. Estimant subir des nuisances causées par ces bornes, les époux C... ont, par un courrier du 21 novembre 2023, demandé au SMICVAL de réparer leurs préjudices et de déplacer ces bornes de collecte des ordures ménagères implantées à proximité immédiate de leur propriété sur un autre site. Par leur requête, ils demandent au tribunal de condamner le SMICVAL à leur verser la somme de 15 240 euros et de lui enjoindre de supprimer ou de déplacer les bornes de collecte.

Sur la responsabilité :

Le maître de l’ouvrage est responsable, même en l’absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s’il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d’un cas de force majeure. Ces tiers sont tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu’ils subissent lorsque le dommage est inhérent à l’existence même de l’ouvrage public ou à son fonctionnement. Ne sont pas susceptibles d’ouvrir droit à indemnité les préjudices qui n’excèdent pas les sujétions susceptibles d’être normalement imposées dans un but d’intérêt général aux riverains des ouvrages publics.

Il résulte de l’instruction que les bornes de collecte des déchets en litige sont aériennes et ne sont pas fixées au sol. N’ayant pas un caractère immobilier, elles ne sauraient constituer un ouvrage public. Par suite, les conclusions présentées par les requérants sur ce fondement ne peuvent qu’être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que leurs conclusions présentées à fin d’injonction.

Sur les frais liés à l’instance :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge des consorts C... une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le SMICVAL et non compris dans les dépens.

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le SMICVAL, qui n’a pas la qualité de partie perdante, verse aux requérants une somme que ceux-ci réclament au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.


D E C I D E :


Article 1er : La requête des consorts C... est rejetée.

Article 2 : M. et Mme C... verseront au SMICVAL du libournais Haute-Gironde une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C..., à Mme C... et au SMICVAL du libournais Haute-Gironde.


Délibéré après l’audience du 17 mars 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Chauvin, présidente,
Mme Ballanger, première conseillère,
Mme Lorrain Mabillon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2026.


La rapporteure,




A. LORRAIN MABILLONLa présidente,




A. CHAUVIN
La greffière,




C. JANIN


La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 507200

**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 506535

Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 504834

Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 508061

08/04/2026

← Retour aux décisions