mercredi 12 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2402432 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | JU-1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL FRANCK COHEN AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 9 avril 2024 et 10 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 13 décembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ensemble les décisions de retrait de points suite aux infractions des 20 juillet 2023, 17 juin 2023, 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43, 18 mars 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 3 décembre 2022, 6 octobre 2022 à 12h16 et 3 octobre 2019 qui y sont mentionnées ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet de son recours gracieux adressé au ministre de l'Intérieur le 23 janvier 2024 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire, affecté du capital de points illégalement retirés ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient :
- qu'il n'a pas bénéficié de l'information prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion des infractions contestées ;
- la réalité des infractions les infractions en litige ne peuvent donner lieu à un retrait de point du permis de conduire, en application des dispositions de l'article L. 233-1 du code de la route dès lors qu'il n'a pas procédé au paiement des amendes afférentes aux infractions des 20 juillet 2023, 17 juin 2023, 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43, 18 mars 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 3 décembre 2022, 6 octobre 2022 à 12h16 et 3 octobre 2019 et qu'il a contesté ces infractions
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Cornevaux a été entendu en audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a commis diverses infractions au code de la route notamment les 21 février 2021, 14 août 2021, 10 février 2022, 19 février 2022, 25 février 2022, 13 mars 2022, 10 mars 2023, 13 septembre 2023, 16 septembre 2023, 28 novembre 2023 et 14 janvier 2024, entraînant le retrait de la totalité des points figurant sur le capital de son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI " du 13 décembre 2023, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du titre de conduite de l'intéressé pour solde de points nul. M. B a adressé au ministre de l'intérieur un recours gracieux le 23 janvier 2024. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision référencée 48 SI, ensemble les décisions de retrait de points qui y sont mentionnées et le rejet implicite de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de la réalité des infractions constées :
2. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. () ".
3. Il résulte des dispositions combinées des articles L. 225-1 du code de la route et des articles 529 et suivants du code de procédure pénale que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. L'article 529-10 du même code subordonne par ailleurs la recevabilité de la réclamation à son envoi par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et à l'envoi simultané de différents documents.
4. Aux termes de l'article R. 49-5 du code de procédure pénale : " La majoration de plein droit des amendes forfaitaires prévues par le deuxième alinéa de l'article 529-2 () est constatée par l'officier du ministère public qui la mentionne sur le titre exécutoire prévu par l'alinéa premier de l'article 530. / () / Le titre exécutoire, signé par l'officier du ministère public, est transmis au comptable principal du Trésor ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 49-6 du même code : " Le comptable de la direction générale des finances publiques adresse au contrevenant un extrait du titre exécutoire le concernant sous forme d'avis l'invitant à s'acquitter du montant de l'amende forfaitaire majorée. Cet avis contient, pour chaque amende, les mentions prévues par le deuxième alinéa de l'article R. 49-5 et indique le délai et les modalités de la réclamation prévue par les deuxièmes et troisièmes alinéas de l'article 530 ". Aux termes de l'article R. 49-8 du même code : " L'officier du ministère public saisi d'une réclamation recevable informe sans délai le comptable de la direction générale des finances publiques de l'annulation du titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée ".
5. Il résulte des dispositions de l'article 530 du code de procédure pénale qu'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, lorsqu'elle est formée dans les délais et dans les formes prévus par cet article et par l'article 529-10 du même code, entraîne l'annulation du titre exécutoire. En vertu de l'article R. 49-8 du même code, l'officier du ministère public saisi d'une réclamation recevable porte sans délai cette annulation à la connaissance du comptable de la direction générale des finances publiques. Il appartient ensuite à l'officier du ministère public soit de diligenter des poursuites devant la juridiction pénale au titre de l'infraction contestée, soit de classer l'affaire sans suite. Eu égard aux dispositions de l'article L. 123-1 du code de la route, l'annulation du titre exécutoire a pour conséquence que la réalité de l'infraction ne peut plus être regardée comme établie. Par suite, l'autorité administrative doit rétablir sur le permis de conduire les points qui avaient pu être retirés, sans préjudice d'un nouveau retrait si le juge pénal est saisi et prononce une condamnation.
6. Enfin, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la recevabilité d'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, laquelle est appréciée par l'officier du ministère public sous le contrôle de la juridiction pénale devant laquelle l'auteur de la réclamation dispose d'un recours. Si le titulaire du permis de conduire peut utilement faire valoir devant le tribunal administratif, à l'appui d'une contestation relative au retrait de points, que la réalité de l'infraction n'est pas établie compte tenu de l'annulation du titre exécutoire du fait d'une réclamation, il ne saurait se borner à justifier de la présentation de cette réclamation mais doit établir qu'elle a été regardée comme recevable et a par suite entraîné l'annulation du titre. Cette preuve peut être apportée soit par un document émanant de l'autorité judiciaire, soit, au besoin, par le document couramment intitulé "bordereau de situation des amendes et des condamnations pécuniaires", tenu par le comptable public pour chaque contrevenant et dont la personne concernée peut obtenir communication en application de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.
7. Il résulte de l'instruction que les infractions au code de la route relevées les 20 juillet 2023, 17 juin 2023, 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43, 18 mars 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 3 décembre 2022, 6 octobre 2022 à 12h16 et 3 octobre 2019 ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée à l'encontre de M. B. A l'appui de sa requête, l'intéressé produit la réclamation qu'il a présenté, contre les titres exécutoires correspondant à ces infractions, au ministère public près le 23 janvier 2024. Toutefois, il n'apporte pas la preuve que sa réclamation a été regardée comme recevable et a entraîné l'annulation des titres exécutoires des amendes forfaitaires majorées. Par suite, la réalité des infractions commises les 20 juillet 2023, 17 juin 2023, 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43, 18 mars 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 3 décembre 2022, 6 octobre 2022 à 12h16 et 3 octobre 2019 doivent être regardées comme établies.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable :
8. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 223-3 de ce même code : " Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès ". La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
S'agissant des infractions commises les 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43 et 3 octobre 2019 :
9. La délivrance, préalablement au règlement de l'amende, de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une condition de la légalité des décisions de retrait de points. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. En vertu de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins soit que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet, soit qu'il démontre que le paiement est intervenu par la voie du recouvrement forcé, auquel cas la réception d'un avis d'amende forfaitaire majorée ne peut être regardée comme établie.
10. S'agissant des infractions des 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43 et 3 octobre 2019, relevées par radar automatique, il résulte de l'instruction, et notamment des attestations de paiement émanant du trésorier du contrôle automatisé produites par le ministre que M. B a payé les amendes forfaitaires majorées correspondant à ces infractions. Le paiement des amendes forfaitaires majorées établit que le contrevenant a reçu des avis d'amendes forfaitaires majorées qui comportent les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. M. B soutient que les paiements relatifs à ces infractions sont intervenus dans le cadre d'une procédure d'exécution forcée. Toutefois, s'il allègue que le délai entre l'émission du titre exécutoire et du paiement serait de nature à démontrer que celui-ci a fait l'objet d'un recouvrement forcé, il ne l'établit pas. Par ailleurs, si le bordereau de situation qu'il produit fait état d'une procédure de mise en demeure ayant abouti au recouvrement d'une somme de 16 euros, une telle procédure ne peut être rattachée au recouvrement des titres exécutoire émis pour les infractions commises les 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43 et 3 octobre 2019 pour lesquelles le comptable public de la trésorerie du contrôle automatisé a encaissé un versement total de 316 euros. Ainsi le requérant n'apporte pas la preuve le paiement des amendes forfaitaires majorées correspondant aux infractions des 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43 et 3 octobre 2019 serait intervenu dans le cadre d'une procédure d'exécution forcée. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information prescrite à l'article L. 223-3 du code de la route à l'occasion des infractions commises les 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43 et 3 octobre 2019.
S'agissant des infractions des 17 juin 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 6 octobre 2022 à 12h16, 20 juillet 2023, 18 mars 2023 et 18 mars 2023 :
11. S'il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B produit par l'administration que les infractions des 17 juin 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 6 octobre 2022 à 12h16, 20 juillet 2023, 18 mars 2023 et 18 mars 2023. ont été constatées par voie de radar automatique et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, l'administration ne justifie toutefois pas que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route aient été transmises à l'intéressé, faute pour le ministre d'apporter la preuve du paiement par le requérant de l'amende forfaitaire majorée en cause et donc de la réception par lui de l'avis de contravention ou du titre exécutoire y afférents. S'il verse au dossier une copie des amendes forfaitaires majorées pour les infractions des 3 décembre 2022 et 18 mars 2023 ainsi que des accusés de réception postaux, le premier pli fait mention de la date du 6 juin 2015 comme date de présentation, incohérente avec la date de l'infraction et le second a été retourné au ministère avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse " et ne peuvent, dans ces conditions être regardés comme ayant été régulièrement notifiés au requérant. Par suite, les décisions emportant retrait de points à la suite des infractions en date des 17 juin 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 6 octobre 2022 à 12h16, 20 juillet 2023, 18 mars 2023 et 18 mars 2023 doivent être regardées comme fondées sur une procédure irrégulière et doivent être, pour ce motif, annulées.
12. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nuls. La décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de M. B fait état des décisions de retrait de points suite aux infractions des 17 juin 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 6 octobre 2022 à 12h16, 20 juillet 2023, 18 mars 2023 et 18 mars 2023 annulées par le présent jugement. Le solde de points du permis de conduire de M. B n'est pas nul du fait de l'annulation de ces décisions de retrait de points. Ainsi, la décision ministérielle du 13 décembre 2023 doit être annulée.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la décision de retrait de points suite aux infractions des 17 juin 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 6 octobre 2022 à 12h16, 20 juillet 2023, 18 mars 2023 et 18 mars 2023et la décision référencée " 48 SI " du 13 décembre 2023, doivent être annulées. En revanche, il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision de retrait de points suite aux infractions des 6 octobre 2022 à 15h49 et 14h43 et 3 octobre 2019 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement implique seulement que le ministre de l'intérieur réaffecte les points retirés suite aux infractions des 17 juin 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 6 octobre 2022 à 12h16, 20 juillet 2023, 18 mars 2023 et 18 mars 2023sur le permis de conduire de M. B, sous réserve des restitutions de points intervenues, et qu'il retire par conséquent la décision d'invalidation de ce permis de conduire sous réserve des infractions non prises en compte à la date de la décision qui l'a invalidé et ce, dans un délai qu'il convient de fixer à deux mois.
Sur les frais d'instance :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à M. B.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de retrait de points suite à l'infraction aux infractions des 17 juin 2023, 19 février 2023, 29 mars 2023, 6 octobre 2022 à 12h16, 20 juillet 2023, 18 mars 2023 et 18 mars 2023 ainsi que la décision référencée " 48 SI " du 13 décembre 2023, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à M. B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, les points illégalement retirés par la décision annulée à l'article 1er, dans la limite d'un capital maximum de douze points après restitution, sans préjudice des décisions de retrait de points ultérieures, prises à la suite de la commission de nouvelles infractions routières.
Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 200 euros.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2025.
Le président du tribunal,
G. CORNEVAUXLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°240243
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404554
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... comme irrecevable pour tardiveté. La requérante contestait des retraits de points consécutifs à des infractions de 2018, mais le tribunal a constaté que la décision de perte de validité du permis, notifiée le 29 juillet 2023, mentionnait les voies et délais de recours. Le recours gracieux formé en mai 2024 n'a pu proroger un délai déjà expiré. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
18/11/2025
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404575
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. B... A... en plein contentieux, a examiné sa demande d'annulation de la décision "48 SI" du 20 janvier 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation avait été retirée par l'administration, rendant les conclusions principales sans objet. Concernant les retraits de points contestés, le juge a rejeté comme irrecevables ceux déjà restitués ou n'ayant pas eu lieu, et a écarté le moyen relatif à l'infraction du 25 mars 2023, estimant que la contestation de la réalité de l'infraction relevait de la compétence exclusive du juge pénal. En application des articles L. 223-1 du code de la route et L. 761-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée dans son ensemble.
18/11/2025
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405359
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle préalable au retrait de points. Le tribunal a rappelé que, pour les infractions constatées par procès-verbal électronique et ayant donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire, le paiement établit que l'administration a délivré l'information requise, sauf preuve contraire par l'intéressé. En l'espèce, M. B... n'ayant pas produit les avis de contravention pour démontrer leur inexactitude ou incomplétude, la requête a été rejetée.
18/11/2025