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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2408040

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2408040

mardi 4 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2408040
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'abrogation d'un arrêté ministériel d'expulsion de 1994. La juridiction a considéré que la demande, fondée sur l'ancienneté de la mesure et un souhait de voyage touristique, était une demande gracieuse ne relevant pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 décembre 2024, M. A B demande au tribunal l'abrogation de l'arrêté ministériel d'expulsion prononcé à son encontre le 13 mai 1994.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".

3. M. B a fait l'objet d'un arrêté ministériel d'expulsion prononcé à son encontre le 13 mai 1994. M. B ne conteste pas la légalité de la décision mais demande au tribunal, compte tenu de l'ancienneté de la mesure et de son intention d'effectuer des voyages touristiques en France, de bien vouloir abroger cet arrêté. Toutefois, il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir, dont l'office consiste seulement à contrôler la légalité des décisions administratives et qui ne peut donc être utilement saisi que de conclusions à fin d'annulation, de se prononcer sur une telle demande, purement gracieuse. En conséquence, la requête de M. B est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité prévue par l'article R. 222-1 4° précité du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Bordeaux, le 4 mars 2025

Le président du tribunal,

G. CORNEVAUX

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

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