Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte du désistement de la société Cleanis, réputée s'être désistée de sa requête en annulation et en injonction contre le centre hospitalier d'Agen-Nérac. Ce désistement est constaté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une mise en demeure. Le tribunal rejette par ailleurs les conclusions du centre hospitalier aux fins de condamnation de la société à des frais.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 février 2015, la société Cleanis, représentée par Me Palmier, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle le centre hospitalier d’Agen-Nérac a refusé de communiquer les pièces relatives au marché public de fourniture de produits à usage unique, d’articles d’incontinence et de produits d’entretien du centre hospitalier d’Agen-Nérac ;
2°) d’enjoindre au centre hospitalier d’Agen-Nérac de lui communiquer l’intégralité des documents réclamés dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier d’Agen-Nérac la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 11 mars 2025, le président du tribunal administratif de Bordeaux a ouvert une médiation à l’initiative du juge et désigné M. A... en qualité de médiateur.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2025, le centre hospitalier d’Agen-Nérac, représenté par Me Smolinska, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête, au rejet du surplus et à ce qu’une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la société Cleanis au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les documents sollicités ont été communiqués à la société Cleanis.
Une lettre a été adressée le 18 février 2026 à Me Palmier, conseil de la société requérante, l’invitant, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer dans le délai d’un mois, le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code des relations entre le public et l’administration ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : «(…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1( donner acte des désistements ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».
3. En application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, un courrier de la présidente de la formation de jugement du 18 février 2026, invitant à confirmer expressément le maintien de la requête dans un délai d’un mois, a été adressé à Me Palmier, conseil de la société requérante, mis à sa disposition le même jour au moyen de l’application Télérecours mentionnée à l’article R. 414-1 du code de justice administrative, et dont il a accusé réception le 18 février 2026. Ce courrier l’informait de ce que, à défaut de réception d’une confirmation dans le délai imparti, la société Cleanis serait réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, la société Cleanis doit être réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions du centre hospitalier d’Agen-Nérac présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Cleanis.
Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier d’Agen-Nérac présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Cleanis et au centre hospitalier d’Agen-Nérac.
Fait à Bordeaux, le 20 mars 2026.
La présidente de la 5ème chambre,
A. Chauvin
La République mande et ordonne au préfet du Lot-et-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,