Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait l'installation de son système de chauffage par une entreprise, mais n'a pas produit la décision administrative attaquée ni justifié du recours administratif préalable obligatoire (MaPrimRenov’), malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête n'était dirigée contre aucune décision administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 novembre et 5 décembre 2025, Mme B... A... saisit le tribunal d’un litige qui l’oppose à une entreprise concernant l’installation de son système de chauffage.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».
3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffier en chef, Mme A... n’a pas, à l’expiration du délai qui lui était imparti, produit la décision administrative qu’elle entendait contester. A supposer que son litige concerne l’attribution de la prime de transition énergétique dite MaPrimRenov’, elle n’a pas davantage justifié de l’exercice du recours administratif préalable obligatoire auprès de l’Agence nationale de l’habitat. Dans ces conditions, la requête de Mme A... qui n’est dirigée contre aucune décision administrative, est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Bordeaux, le 17 février 2026.
La présidente de la 5ème chambre
Chauvin
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,