vendredi 28 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2104114 |
| Type | Décision |
| Recours | Autorisation |
| Publication | C |
| Formation | Vice-Président CHARVIN |
| Avocat requérant | RAYNAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et un bordereau de pièces enregistrés les 4 août 2021, 18 octobre 2021 et 28 février 2022, M. A B, représenté par Me Raynal, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 janvier 2021, par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande de procéder à l'échange de son permis de conduire algérien contre un titre français, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet de procéder, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à l'échange sollicité ou, à titre subsidiaire, à un nouvel examen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil, Me Raynal, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'une erreur de droit en tant que le préfet s'est estimé à tort en compétence liée, aucun texte ni aucun principe ne faisant obstacle à la délivrance d'un titre français en cas d'absence de l'original du permis dont l'échange est demandé ;
- à titre subsidiaire, elle a été prise par une autorité dont la compétence n'est pas établie.
Par un mémoire enregistré le 20 septembre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer sur la requête en raison de l'abrogation de la décision contestée.
Il soutient que ses services sont dans l'attente d'un nouveau dossier de M. B pour pouvoir procéder à une nouvelle instruction de sa demande.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juillet 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, M. Charvin, vice-président, pour statuer sur les litiges visés audit article.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Charvin, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a sollicité, le 5 août 2020, l'échange de son permis de conduire algérien délivré le 25 mai 2015 contre un titre français. Sa demande a été rejetée par une décision du préfet de la Loire-Atlantique du 11 janvier 2021 en raison de l'absence de production de l'original de son permis de conduire. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cette décision, ensemble la décision de rejet du recours gracieux qu'il a formé par courrier du 19 janvier 2021 contre cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 20 septembre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à l'abrogation de sa décision du 11 janvier 2021 et a invité M. B à présenter une nouvelle demande d'échange de son permis de conduire algérien par télé-procédure sur le site de l'agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Cette abrogation étant devenue définitive en cours d'instance, les conclusions tendant à l'annulation de la décision contestée et les conclusions à fin d'injonction dont elles sont assorties doivent être regardées comme ayant perdu leur objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Il résulte des écritures du préfet de la Loire-Atlantique que la décision d'abroger la décision du 11 janvier 2021 a été prise à la suite de la transmission du recours de M. B. Dans ces conditions, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser au conseil de M. B sous réserve de la renonciation par celui-ci au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : L'Etat versera au conseil de M. B une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve de la renonciation par Me Raynal au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Raynal.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
J. CharvinLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 28 octobre 2022,
La greffière,
M. C
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503
Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).
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Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
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Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.
07/04/2026
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