LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2105808

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2105808

mardi 21 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2105808
TypeDécision
RecoursAutorisation
PublicationC
FormationMagistrat VERGUET
Avocat requérantSELARL VALETTE-BERTHELSEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 novembre 2021 et 10 février 2023, Mme C A, représentée par Me Borderieux, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de Sérignan a rejeté sa demande tendant à la communication de l'entier dossier de demande d'autorisation d'urbanisme déposé par M. B ou M. D concernant la construction d'une annexe à l'habitation principale édifiée sur la limite séparative du terrain sis 18, rue Georges Brassens et joignant l'alignement, d'une emprise au sol d'environ 55 m², des courriers adressés au pétitionnaire en cours d'instruction de la demande, des pièces modificatives éventuellement déposées par le pétitionnaire en cours d'instruction, des demandes d'avis adressées aux personnes saisies pour avis en cours d'instruction de la demande, des avis émis par les personnes saisies pour avis en cours d'instruction de la demande, de la copie de l'arrêté de permis de construire ou de la décision de non-opposition à déclaration de travaux, tel que tamponné par la préfecture, du rapport ou de la fiche d'instruction de cette demande de permis de construire telle qu'élaborée par les services de la mairie ;

2°) d'enjoindre à la commune de Sérignan de lui communiquer les documents sollicités dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Sérignan la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'en refusant de communiquer des documents se rapportant à une autorisation d'urbanisme, qui sont communicables, le maire de Sérignan a méconnu les dispositions des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2022, la commune de Sérignan, représentée par Me Valette-Berthelsen, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'il ne peut être exigé de sa part la communication de documents inexistants.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Verguet, rapporteur ;

- les conclusions de Mme Lorriaux, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Valette-Berthelsen, représentant la commune de Sérignan.

Considérant ce qui suit :

1. Par une lettre du 9 juillet 2021, reçue par son destinataire le 12 juillet 2021, Mme A a sollicité auprès du maire de Sérignan la communication de l'entier dossier de demande d'autorisation d'urbanisme déposé par M. B ou M. D concernant la construction d'une annexe à l'habitation principale édifiée sur la limite séparative du terrain sis 18, rue Georges Brassens et joignant l'alignement, d'une emprise au sol d'environ 55 m², des courriers adressés au pétitionnaire en cours d'instruction de la demande, des pièces modificatives éventuellement déposées par le pétitionnaire en cours d'instruction, des demandes d'avis adressées aux personnes saisies pour avis en cours d'instruction de la demande, des avis émis par les personnes saisies pour avis en cours d'instruction de la demande, de la copie de l'arrêté de permis de construire ou de la décision de non-opposition à déclaration de travaux, tel que tamponné par la préfecture, du rapport ou de la fiche d'instruction de cette demande de permis de construire telle qu'élaborée par les services de la mairie. La commission d'accès aux documents administratifs, saisie le 27 août 2021, a émis le 22 octobre 2021 un avis favorable à cette demande. Mme A demande l'annulation, pour excès de pouvoir, de la décision implicite de refus née du silence gardé sur sa demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En vertu de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration, sont considérés comme documents administratifs les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par les collectivités territoriales. Aux termes de l'article L. 311-1 du même code : " Sous réserve des dispositions des articles

L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre. ".

3. L'existence d'une autorisation d'urbanisme et des pièces afférentes, mentionnées au point 1, n'est pas établie. Dès lors, en refusant implicitement de les communiquer, le maire de Sérignan n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, la requête de Mme A ne peut qu'être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Sérignan, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Sérignan au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Sérignan au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune de Sérignan.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2023.

Le magistrat désigné,

H. VerguetLa greffière,

L. Salsmann

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 21 mars 2023

La greffière,

L. Salsmann

Ls

Décisions similaires

TA34Autorisation

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503

Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).

08/04/2026

TA30Autorisation

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600904

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

07/04/2026

TA75Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.

07/04/2026

TA76Autorisation

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505063

Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et prononçant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour.

03/04/2026

← Retour aux décisions