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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2204528

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2204528

mardi 11 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2204528
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantACTAH & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier a constaté, par une ordonnance du 11 mars 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. C. Celui-ci demandait l'annulation d'un arrêté municipal du 5 juillet 2022 lui ordonnant d'interrompre des travaux. Le tribunal a relevé que cet arrêté avait été retiré par une décision du 30 janvier 2023, devenue définitive, rendant les conclusions à fin d'annulation sans objet. L'intervention de Mme A, propriétaire voisine, a été admise. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 septembre 2022 et 13 juillet 2023, M. D C, représenté par la SELARL ACTAH ET ASSOCIES, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°2022/88 du 5 juillet 2022 par lequel le maire de la commune de Portiragnes l'a, au nom de l'Etat, mis en demeure d'interrompre immédiatement les travaux entrepris sur les parcelles cadastrées AP 91-90 situées au bord de la RD 612 ;

2°) de prendre acte de l'intervention volontaire de Mme A ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Portiragnes la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 juin 2023 et 16 août 2023, le Préfet de l'Hérault conclut au non-lieu à statuer sur la requête dès lors que l'arrêté en litige a été retiré par arrêté n° 2023/22 du 30 janvier 2023, notifié à M. C le 14 juin 2023, et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1. ".

2. Mme A, propriétaire de la parcelle AP n°90, a intérêt à l'annulation de la décision attaquée. Ainsi, son intervention est recevable.

3. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, par un arrêté du 30 janvier 2023 notifié à M. C le 14 juin 2023, le maire de la commune de Portiragnes a retiré la décision du 5 juillet 2022 en litige. Cet arrêté, joint au mémoire en défense, n'a pas été contesté. Dans ces conditions, le retrait est devenu définitif et les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante sont devenues sans objet.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Portiragnes la somme demandée par M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : L'intervention de Mme A est admise.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C, à Mme B A, à la commune de Portiragnes et au préfet de l'Hérault.

Fait à Montpellier, le 11 mars 2025.

La présidente de la 1ère Chambre,

F. Corneloup

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 11 mars 2025.

La greffière,

A. Junon

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