jeudi 20 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2303113 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Présidente QUEMENER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 25 mai 2023 et 16 juin 2023, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 31 mars 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales a refusé de lui accorder la remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 505,42 euros.
Il soutient que :
- il se trouve dans une situation financière précaire le mettant dans l'impossibilité de rembourser sa dette.
Par un mémoire enregistré le 6 décembre 2024, la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Choplin, président honoraire inscrit sur la liste prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Choplin.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a bénéficié d'une ouverture de droits au revenu de solidarité active dans le département des Pyrénées-Orientales. Le requérant s'est vu notifier un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 505,42 euros pour la période d'avril 2022 à août 2022. Par une décision du 31 mars 2023, la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales a refusé de lui accorder une remise gracieuse de cette dette. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. / () ".
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'indu mis à la charge de M. A résulte d'une révision de ses droits suite à la réintégration de sa pension d'invalidité et de ses indemnités journalières maladie qu'il n'avait pas déclarées. En outre, les pièces produites par le requérant à l'appui de sa requête ne permettent pas d'établir qu'il se trouverait dans une situation de précarité telle qu'il serait dans l'impossibilité de rembourser le solde de l'indu restant à sa charge, y compris selon un échéancier qu'il lui appartient de solliciter. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à demander la remise gracieuse de l'indu en litige, de sorte que ses conclusions en annulation de la décision du 31 mars 2023 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2025.
Le magistrat désigné,
D. Choplin
La greffière,
F. Roman
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 20 mars 2025.
La greffière,
F. Roman
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306769
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a jugé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que la situation de précarité financière invoquée par la requérante n'était pas établie au regard de ses revenus et charges démontrés. Bien que sa bonne foi ne soit pas contestée, l'absence de preuve d'une situation de précarité justifiant la remise de la créance a conduit au rejet de sa demande.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307226
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision de la CAF de l'Hérault réclamant un indu de RSA de 3 109,77 € à un allocataire pour la période du 1er janvier au 31 mars 2017. Le tribunal a jugé que le maintien de cet indu, calculé sur la base des revenus de sous-location, méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à une décision antérieure du Conseil d'État du 1er février 2024. Cette décision du Conseil d'État avait déchargé l'allocataire d'un indu antérieur, considérant que les sous-loyers perçus, inférieurs à son propre loyer, ne constituaient pas des ressources au sens de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401000
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l'annulation de deux décisions accordant seulement une remise partielle sur des indus de prime d'activité et de RSA. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 574 euros, ne démontrait pas une précarité justifiant une remise totale de sa dette. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui encadrent la récupération et la remise gracieuse de ces prestations sociales.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401362
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du rejet par la Caisse d'Allocations Familiales d'un recours amiable contre la notification d'un indu de prime d'activité. Le tribunal constate que la caisse a, postérieurement à l'introduction de la requête, rapporté l'indu et remboursé les sommes prélevées. Par conséquent, il décide qu'il n'y a pas lieu de statuer, la requête étant devenue sans objet.
19/03/2026