mardi 1 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2304050 |
| Type | Décision |
| Formation | Vice-Président GAYRARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2023, M. B A demande au tribunal d'enjoindre à l'administration fiscale de modifier le descriptif d'un appartement sis
21 bis Grand Rue à Tourbes :
Il soutient que l'administration comptabilise à tort quatre pièces au lieu de deux alors qu'il a bien déclaré que l'appartement est un T 2 avec une pièce avec cuisine ouverte, une chambre à coucher, un WC et une salle d'eau.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2023, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la demande concernant l'intégration de la cuisine dans la pièce principale a été acceptée mais que la salle d'eau reste comptée pour une pièce, la doctrine invoquée par le requérant n'étant pas applicable pour le descriptif du bien, qui au demeurant ne rentre pas en compte pour le calcul de la valeur locative du bien.
Par courrier du 26 mai 2025, les parties ont été informées en application de l'article
R. 611-7 du code de justice administrative que le tribunal était susceptible de fonder sa décision sur le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées à titre principal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Gayrard, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique :
Considérant ce qui suit :
1. Il n'appartient pas au juge administratif d'adresser à l'administration des injonctions qui sont présentées à titre principal. Par suite, les conclusions de M. A tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration fiscale de modifier le descriptif d'un appartement sis 21 bis Grand Rue à Tourbes dans le fichier " Gérer mes biens immobiliers " (GMBI) du site internet des impôts sont irrecevables et doivent être rejetées pour ce motif.
2. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la direction départementale des finances publiques de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2025.
Le magistrat désigné,
JP. Gayrard La greffière,
P. Albaret
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 1er juillet 2025.
La greffière,
P. Albaretpa
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2206620
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la communauté de communes Conflent Canigó, qui contestait être le redevable de la taxe foncière 2022 pour un immeuble situé à Vinça, suite à la dissolution de l'ancienne communauté de communes Vinça Canigou. La solution retenue par le tribunal s’appuie sur les articles L. 5214-28 et L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales, relatifs à la répartition des biens et dettes lors d’une dissolution. Le tribunal a jugé que la commune de Vinça était seule redevable de la taxe foncière, car l’arrêté préfectoral de dissolution et la convention annexée attribuaient le bien à cette commune. En conséquence, le tribunal a déchargé la communauté de communes Conflent Canigó de la somme de 3 607 euros et a mis cette imposition à la charge de la commune de Vinça.
01/07/2025
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302334
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de l'association MAM "Pom d'Api" tendant à la décharge de la taxe d'habitation pour 2022. Il a jugé que le local, bien qu'accueillant des enfants et des assistantes maternelles, était occupé à titre privatif par l'association, l'accès n'étant pas public mais réservé aux personnes liées par contrat. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407 et 1408 du code général des impôts, la circonstance que les assistantes maternelles n'y logent pas étant sans incidence.
01/07/2025
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302624
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Agathé-Pin contestant un commandement de payer valant saisie immobilière pour des taxes foncières impayées (2001-2021). La juridiction a notamment relevé que les conclusions dirigées contre la régularité en la forme de l'acte relèvent de la compétence du juge de l'exécution, et non du juge administratif. Les demandes de remboursement de trop-perçus pour des taxes anciennes (1998-2003) et de frais bancaires ont été jugées irrecevables, car prescrites ou relevant d’une procédure distincte. La décision s’appuie sur les articles L. 281 du livre des procédures fiscales et R. 196-2 du même code.
01/07/2025