lundi 3 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2304053 |
| Type | Décision |
| Formation | Magistrat CRAMPE |
| Avocat requérant | VICTOR AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juillet 2023, Mme A C demande l'annulation de la décision du 27 juin 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales ne lui a pas accordé la remise de sa dette d'aide allocation logement familiale d'un montant de 2 125 euros.
Elle soutient, que seule avec deux enfants, ses ressources ne lui permettent pas de rembourser cette somme compte tenu de ses charges.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 février 2025, la caisse d'allocations familiales de l'Aude, représentée par Me Font, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la requérante une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Crampe pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Crampe a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C conteste la décision du 27 juin 2023 par laquelle sa demande de remise de dette et portant sur un indu d'allocation de logement a fait l'objet d'un rejet de la part de la caisse d'allocations familiales.
Sur les conclusions en annulation :
2. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'indu d'allocation logement familiale d'un montant de 2 125 euros résulte d'une déclaration mensongère de l'allocataire concernant l'occupation du logement au titre duquel elle percevait l'allocation de logement familiale. En outre, elle ne justifie pas se trouver dans une situation de précarité telle que l'indu ne pourrait être apuré par les retenues sur prestations auxquelles la caisse d'allocations familiales indique procéder sur les prestations nombreuses dont le foyer bénéficie. Il n'y a ainsi pas lieu de considérer que la situation de Mme C justifiait que lui soit accordée une quelconque remise sur sa dette dont le reste à devoir s'élève à 2 052 euros.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par Mme C doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la caisse d'allocations familiales de l'Aude à l'encontre de Mme C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A C et à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2025.
La magistrate désignée,La greffière,
S. Crampe M. B
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 3 mars 2025.
La greffière,
M. B
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400861
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... demandant la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2022. Le juge a appliqué l'article 883 du code civil, dont l'effet déclaratif du partage conduit à considérer M. C... comme propriétaire unique du bien depuis l'ouverture de la succession de sa mère en 2015. Par conséquent, il était redevable de la taxe foncière pour les années en litige, et sa condition d'adulte handicapé, bien que reconnue, n'a pas été examinée comme fondement de décharge dans cette décision.
03/12/2025
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402834
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société Seren City Montpellier. La société demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2022, en raison de l'état insalubre de son immeuble. Le tribunal a jugé que la réclamation était tardive pour les taxes foncières 2020 et 2021, car le délai de réclamation, fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, avait expiré. En revanche, la réclamation pour la taxe foncière 2022 a été jugée recevable, mais le tribunal a estimé que l'état du bien ne justifiait pas une décharge, les conditions d'application du code général des impôts n'étant pas remplies.
03/12/2025
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402967
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SAS Sat et Fils, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés non bâties pour un montant de 3 745 euros. La société avait acquis un terrain à bâtir, divisé en trois parcelles, et estimait que la majoration appliquée était illégale au regard de l’article 1396 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que le classement en terrain à bâtir était justifié, la société ayant obtenu un permis de construire et destiné le terrain à supporter des constructions. Il a également constaté qu’aucune majoration pour terrain constructible n’avait été appliquée, rendant inopérant le moyen invoqué.
03/12/2025
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403198
Le Tribunal Administratif de Montpellier statue sur la demande de la société HLM Un Toit Pour Tous, qui sollicite la décharge de la taxe GEMAPI pour les années 2021 à 2023 au titre de ses biens situés dans l'Hérault, en invoquant l'exonération prévue au IV de l'article 1530 bis du code général des impôts. Le tribunal constate que le dégrèvement partiel de 30 euros pour l'année 2023 à Lunel rend les conclusions sans objet sur ce point. Il déclare irrecevables les conclusions relatives aux années 2021 et 2022, la réclamation étant tardive au regard des délais fixés par l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Enfin, il rejette les conclusions restantes pour l'année 2023, faute pour la société de démontrer que les locaux concernés sont attribués sous conditions de ressources, condition nécessaire à l'exonération.
03/12/2025