mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2401321 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BARTHET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 4 mars et le 16 juillet 2024, la commune de Verzeille (Aude) représentée par son maire en exercice par Me Lorent, avocat, demande au juge des référés :
1°) de prescrire une mesure d'expertise aux fins d'apprécier l'étanchéité de la toiture de la nouvelle mairie et de la salle polyvalente ;
2°) de condamner solidairement la société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) Pierre-Henri Frontil en sa qualité de liquidateur de la société à responsabilité limitée (SARL) Européenne des Professionnels de l'Etanchéité (EPE), la caisse régionale d'assurances mutuelles agricoles d'Oc Groupama, la SARL See Nacenta et la société anonyme (SA) Allianz Iard au paiement d'une provision d'un montant de 13 093,42 euros.
Elle soutient que l'expertise contradictoire est utile pour établir le défaut d'étanchéité de la toiture.
Par des mémoires enregistrés le 27 mars et le 8 août 2024, la SA Allianz Iard et la SARL See Nacenta, représentées par Me Lombardo, avocat, membre de la société d'avocats interbarreaux Sanguinede Di Frenna et Associés, concluent au rejet de la mesure sollicitée et à la limitation à la somme de 2 618,68 euros de la provision demandée.
Par un mémoire enregistré le 1er juillet 2024, la caisse régionale d'assurances mutuelles agricoles d'Oc Groupama représentée par Me Barthet, avocat, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à la limitation à la somme de 4 083,52 euros de la provision demandée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. La demande d'expertise présentée par la commune de Verzeille, tendant à établir le défaut d'étanchéité de la toiture de la nouvelle mairie et de la salle polyvalente, présente un caractère utile et entre, dès lors, dans le champ d'application des dispositions précitées. Par suite, il y a lieu d'y faire droit dans les conditions précisées au dispositif de la présente ordonnance.
Sur les conclusions tendant au paiement d'une provision :
3. Une demande tendant à l'octroi d'une provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative doit être présentée par une requête distincte et n'est manifestement pas recevable lorsqu'elle est, comme en l'espèce, introduite en complément d'une requête formulée en application de l'article R. 532-1 de ce code. Par suite, les conclusions de la requête de la commune de Verzeille présentées aux fins d'attribution d'une provision sont rejetées.
Sur les frais d'expertise et les dépens :
4. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " () le président du tribunal () fixe les frais et honoraires par une ordonnance (). Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires (). Dans le cas où les frais d'expertise () sont compris dans les dépens d'une instance principale, la formation de jugement statuant sur cette instance peut décider que la charge définitive de ces frais incombe à une autre partie que celle qui a été désignée par l'ordonnance mentionnée à l'alinéa précédent () " et aux termes de l'article R. 761-1 du même code : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties (). ". Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient pas au juge des référés de réserver les dépens. Par suite, les conclusions présentées en ce sens par la commune de Verzeille, doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : M. B A est désigné comme expert avec pour mission de :
* prendre connaissance du marché portant sur la conception et la réalisation de la nouvelle mairie de Verzeille, de se rendre sur les lieux et de visiter l'immeuble ;
* constater et décrire avec précision l'état de cet immeuble ;
* déterminer les causes, la nature et l'étendue des dommages affectant la toiture de l'immeuble ;
* préciser si ces désordres portent atteinte à la destination de l'ouvrage ou s'ils le rendent impropre à sa destination ;
* au cas où l'état de cette toiture nécessiterait des mesures de sauvegarde ou des travaux particuliers de nature à éviter toute aggravation de son état, en indiquer la consistance, le coût et la durée probable de réalisation ; préciser, le cas échéant, si la réalisation de certaines de ces mesures de sauvegarde ou de certains de ces travaux présente un caractère d'urgence et, dans l'affirmative, de dire si une dégradation ou une aggravation de l'état présenté actuellement par cet immeuble, ou un élément de cet immeuble, est susceptible de créer un danger ;
* L'expert pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal par voie électronique dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5 du code de justice administrative, dans les meilleurs délais. Un exemplaire de ce rapport global sera notifié par l'expert à la société publique locale Territoire 34 et la seule partie du rapport le concernant à chacun des défendeurs. Avec leur accord, cette notification peut s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 4 : Les frais de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera les frais et honoraires.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de la commune de Verzeille est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Verzeille, à la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pierre-Henri Frontil, en sa qualité de liquidateur de la société à responsabilité limitée Européenne des Professionnels de l'Etanchéité, à la caisse régionale d'assurances mutuelles agricoles d'Oc Groupama, à la société à responsabilité limitée See Nacenta, à la société anonyme Allianz Iard et à l'expert.
Fait à Montpellier, le 1er octobre 2024.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 1er octobre 2024,
La greffière,
A-C. Romera
Conseil d'État — N° 507200
**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.
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Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.
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