LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2402215

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2402215

jeudi 19 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2402215
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL VPNG AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le refus implicite de la commune de Béziers de rétablir l'accès à une impasse qu'elle estimait appartenir au domaine public. La juridiction a jugé que, malgré les stipulations d'un cahier des charges de lotissement de 1935 prévoyant une cession, aucun transfert de propriété n'avait été concrétisé et la commune n'avait jamais entretenu la voie. En application des principes régissant la domanialité publique, l'impasse est donc demeurée une propriété privée, ce qui a conduit au rejet de la demande d'injonction et des conclusions relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 15 avril 2024 et le 14 octobre 2025, Mme A..., représentée par Me Constans, demande au tribunal :

d’annuler la décision implicite de rejet à sa demande tendant au rétablissement de l’accès à la voirie contiguë à sa propriété ;
d’enjoindre à la commune de Béziers d’enlever la chaîne et les panneaux indiquant qu’il s’agirait d’une propriété privée et interdisant l’accès aux usagers, avec une astreinte de 100 € par jour de retard à compter de l’échéance d’un délai de 15 jours après notification du jugement ;
de mettre à la charge de la Ville de Béziers la somme de 1 000 € à verser au titre des dispositions de l’article L 761-1 du code de justice administrative.


Elle soutient que :

la commune de Béziers a commis une erreur de fait en considérant que la voie en litige ne faisait pas partie de son domaine public, dans la mesure où le cahier des charges du lotissement créé en 1935 prévoyait le transfert « immédiat » et « gratuit » du terrain d’assiette de ladite voie au profit de cette collectivité.




Par deux mémoires en défense, enregistrés les 25 avril 2024 et 31 octobre 2025, la commune de Béziers conclut au rejet de la requête, au motif qu’elle est infondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

A été entendu au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Jacob, rapporteur,
- les conclusions de M. Chevillard, rapporteur public,
les observations de Me Constans, représentant Mme A... et de Mme B..., représentant la commune de Béziers.



Considérant ce qui suit ;

Au cours du mois de septembre 2022, la propriétaire de la maison d’habitation sis 12 bis, rue Louis Bausset à Béziers a autorisé sa locataire à apposer un panneau, ainsi qu’une chaîne, à l’entrée de l’impasse située au droit de sa propriété, cadastrée OT n°67, et ce, afin d’interdire le passage sur cette voie de circulation. Par un courrier du 20 novembre 2023, le conseil des époux A..., pris en leur qualité de riverains de l’impasse nouvellement cloisonnée, a sollicité le maire de la commune de Béziers afin qu’il soit mis fin à « l’appropriation sans droit ni titre d’un espace (…) jusqu’alors librement accessible » relevant du « domaine public communal ». En l’absence de réponse de l’administration, une décision implicite de rejet est née le 20 janvier 2023. Par la présente requête, Mme A... demande, d’une part, l’annulation de la décision implicite de rejet du 20 janvier 2023 et, d’autre part, qu’il soit enjoint à la commune d’enlever « la chaîne et les panneaux indiquant qu’il s’agirait d’une propriété privée », et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Sur le fond du litige :

Une voie privée, même ouverte à la circulation publique, n'est pas un élément du domaine public de la commune où elle est située en l’absence d’acquisition des terrains et de classement de ceux‑ci.

En l’espèce, s’il n’est pas contesté que l’article 12 du cahier des charges, portant sur la création du lotissement Delzescaux, avait prévu, dès 1935, la cession immédiate et gratuite du terrain d’assiette de la voie en litige, dénommée impasse Jacques Lazerne, au profit de la commune, il ne ressort pas des pièces du dossier qu’une procédure de cession amiable de la parcelle ait été menée à son terme. Par ailleurs, s’il est constant que le projet de construction du lotissement Delpuech, approuvé par une délibération du 12 janvier 1953, avait pour ambition de « viabiliser » la parcelle en litige, afin de constituer une nouvelle voie de circulation, il ne ressort pas des pièces du dossier que cet objectif ait été concrétisé. A cet égard, aucun transfert de propriété, même d’office, n’est intervenu au profit de la collectivité s’agissant du terrain d’assiette de l’impasse litigieuse. Par ailleurs, il n’est pas établi que la commune soit devenue propriétaire par voie de prescription de ladite voie. Au surplus et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la commune de Béziers n’a jamais pris à sa charge les frais relatifs à l’entretien de cette impasse, ni même le coût de la restauration de son revêtement. Dès lors, et contrairement à ce que soutient la requérante, la voie en litige, sur laquelle a été installée une chaine et des panneaux afin d’en limiter l’accès, n’a pas été incorporée au domaine public de la collectivité, de sorte qu’il ne peut lui être enjoint de faire cesser cette occupation privative. Par conséquent, le moyen unique de la requête, tiré de l’erreur de fait, sera écarté.

Sur les conclusions aux fins d’injonction :

Aux termes de l’article L. 911-1 du code de justice administrative : « Lorsque sa décision implique nécessairement qu’une personne morale de droit public (…) prenne une mesure d’exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d’un délai d’exécution. ». Le juge de l’injonction, saisi de conclusions présentées au titre de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, est tenu de statuer sur ces conclusions en tenant compte de la situation de droit et de fait existant à la date de son arrêt.

Le présent jugement n’emporte pas l’annulation de la décision implicite contestée. Aussi, il n’y a pas lieu d’enjoindre à la collectivité de faire cesser l’occupation privative, par une personne privée, de la parcelle en litige.

En ce qui concerne les frais de justice :

Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ».

En vertu de ces dispositions, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A... doivent, dès lors, être rejetées.













D E C I D E

Article 1er : la requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... et à la commune de Béziers.


Délibéré après l'audience du 4 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Eric Souteyrand, président,
Mme Adrienne Bayada, première conseillère,
M. Julien Jacob, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2026.

Le rapporteur,




J. JacobLe président,




E. Souteyrand
La greffière,




S. Lefaucheur


La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Montpellier, le 19 février 2026.

La greffière,




S. Lefaucheur

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions