lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405377 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MISSLIN |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 18 septembre 2024 sous le n° 2405377, M. B A, représenté par Me Misslin, demande :
1°) l'annulation de la décision du 17 mars 2024 par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement refusé de l'admettre au séjour en France ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, dans un délai de 15 jours suivant la notification de la décision, au besoin sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation, laquelle a été sollicitée le 17 juin 2024 ;
- elle méconnaît les articles L.233-1, L. 233-2, 200-4 et R. 233-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est le conjoint, depuis le 24 juin 2023, d'une ressortissante de l'Union Européenne exerçant, sous CDI, une activité professionnelle en France et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation à cet égard ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du même code ;
- elle viole l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.
II - Par une requête enregistrée le 18 septembre 2024 sous le n° 2405378, M. B A, représenté par Me Misslin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 17 mars 2024 par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement refusé de l'admettre au séjour en France ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, dans un délai de 15 jours suivant la notification de la décision au besoin sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'urgence à prononcer la suspension de l'exécution de la décision est établie au regard de sa vie privée et familiale en France ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que :
. la décision est entachée d'un défaut de motivation, laquelle a été sollicitée le 17 juin 2024 ;
. elle méconnaît les articles L.233-1, L. 233-2, 200-4 et R. 233-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est le conjoint, depuis le 24 juin 2023, d'une ressortissante de l'Union Européenne exerçant, sous CDI, une activité professionnelle en France et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation à cet égard ;
. elle méconnaît l'article L. 435-1 du même code ;
. elle viole l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.
Par un mémoire enregistré le 14 octobre 2024, le préfet de l'Hérault conclut au non-lieu à statuer la requête.
Il fait valoir que la demande de M. A n'a été utilement complétée que postérieurement au 27 juillet 2024 et qu'à la suite de la prolongation de l'instruction dont l'intéressé a été informé le 25 septembre suivant, il a été décidé de lui attribuer le titre de séjour sollicité.
Vu :
- les décisions en date des 30 septembre et 18 octobre 2024 du président du bureau de l'aide juridictionnelle rejetant les demandes de M. A ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. Souteyrand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 3°- Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
2. Il ressort des pièces du dossier, et n'est pas contesté, que, le 11 octobre 2024, postérieurement à l'introduction des présentes requêtes, le préfet de l'Hérault a informé M. A qu'il procédait à la fabrication du titre de séjour sollicité. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des présentes requêtes de M. A tendant à l'annulation, et à la suspension de l'exécution, de la décision et sur celles aux fins d'injonction.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des article 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, de suspension et d'injonctions des deux requêtes de M. A.
Article 2 : Les conclusions de la requête en application des dispositions combinées de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et des article 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet de l'Hérault et à
Me Misslin.
Fait à Montpellier, le 21 octobre 2024.
Le président de la 4ème chambre
E. Souteyrand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 octobre 2024.
La greffière,
M. C