LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2406991

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2406991

lundi 31 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2406991
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, par une ordonnance du 31 mars 2025, a rejeté la requête de M. et Mme A qui demandaient la condamnation de l'Office public de l'habitat (OPH) des Pyrénées-Orientales à réparer les préjudices subis suite à l'effondrement d'un immeuble de l'OPH sur leur bien. Le tribunal a jugé que cet immeuble, bien qu'appartenant à un établissement public, n'était ni affecté à un service public ni à l'usage direct du public, et ne constituait donc pas un ouvrage public. En conséquence, le litige ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, et la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2024, M. et Mme A représentés par Me Nese demandent au tribunal :

1°) de condamner l'Office public de l'habitat (OPH) des Pyrénées-Orientales à réparer l'ensemble de leurs préjudices résultant de l'effondrement d'un immeuble de l'OPH sur leur bien soit :

- 85 307,63 euros au titre de leurs préjudices matériels

- 32 000 euros au titre de leur préjudice de jouissance du 22 septembre 2022 au 5 décembre 2024 à actualiser au jour de la décision à intervenir

- 6 000 euros au titre de leur préjudice de jouissance de l'usage du jet-ski

- 20 000 euros au titre de leur préjudice moral

2°) de mettre à la charge de l'OPH des Pyrénées-Orientales la somme de 35 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'immeuble qui s'est effondré est un ouvrage public

- le dommage subi est anormal

- il existe un lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage

- les préjudices sont graves et spéciaux

- la responsabilité sans faute de l'OPH doit être engagée

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".

2. Par la présente requête, M. et Mme A, demandent la condamnation de l'OPH des Pyrénées-Orientales à réparer leurs préjudices résultant de l'effondrement de l'immeuble appartenant à l'OPH sur leur bien.

3. Le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. La qualification d'ouvrage public peut être déterminée par la loi. Présentent aussi le caractère d'ouvrage public les biens immeubles résultant d'un aménagement, qui sont directement affectés à l'utilité publique.

4. Il est constant que l'immeuble qui s'est effondré, bien qu'appartenant à l'OPH, établissement public, n'était affecté ni au service public ni à l'usage direct du public. Dès lors, il ne s'agit pas d'un ouvrage public. De plus, les travaux à l'origine de la ruine de l'immeuble résultent de l'action d'une personne privée pour son propre compte et ne peuvent constituer des travaux publics. Dès lors, le litige tendant à l'engagement de la responsabilité de l'OPH en raison de dommages subis du fait de l'effondrement de l'immeuble litigieux ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. et Mme A ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative et peut être rejetée en application des dispositions du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A et à l'Office public de l'Habitat des Pyrénées-Orientales.

Fait à Montpellier, le 31 mars 2025.

Le président,

E. Souteyrand

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 31 mars 2025.

La greffière,

A. Farell

N°2406991

← Retour aux décisions