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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2501578

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2501578

vendredi 4 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2501578
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantRUFFEL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Hérault de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En effet, le requérant s'est vu remettre un récépissé valable et a été convoqué pour le réexamen de sa demande, rendant ses conclusions sans objet. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore l'instance. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 mars 2025, M. B A, représenté par Me Ruffel, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement refusé de lui délivrer un récépissé à sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un récépissé à sa demande de titre de séjour avec autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. Souteyrand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 3°- Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".

2. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui s'est vu remettre, le 17 mars 2025, un récépissé à sa demande de titre de séjour valable du 14 janvier au 13 avril 2025, a été convoqué le 14 avril suivant en préfecture dans le cadre du réexamen de sa demande. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la présente requête.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros à verser à M. A en application des dispositions de l'article L761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.

Article 2 : l'Etat versera une somme de 500 euros à M. A en application des dispositions de l'article L761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de l'Hérault et à Me Ruffel.

Fait à Montpellier, le 4 avril 2025.

Le juge des référés,

E. Souteyrand

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 4 avril 2025.

La greffière,

A. Farell

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