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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2502277

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2502277

lundi 7 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2502277
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable autorisant l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile à Saint Just. Le requérant invoquait une atteinte à son cadre de vie et un affichage irrégulier du permis. Le juge a constaté que M. A n'avait pas introduit de requête au fond distincte, rendant sa demande irrecevable sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 mars 2025, M. A demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 10 décembre 2024 de non opposition à la déclaration préalable n° DP 034 272 24 M0067 autorisant l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile au lieu-dit " les Aubettes " à Saint Just.

Il soutient que :

- cette installation porte une atteinte grave et immédiate à son cadre de vie, à l'harmonie du paysage résidentiel et à la valeur de son bien immobilier ;

- cette installation suscite une vive inquiétude quant à son impact visuel et environnemental, en l'absence d'une véritable concertation avec les riverains ;

- l'affiche du permis de construire n'est pas régulier.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné Mme Corneloup, vice-présidente, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes des dispositions de l'article R.552-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée ", sans instruction ni audience publique.

2. Il est constant que M. A n'a introduit aucune requête au fond, distincte de sa demande en référé suspension. Par suite, en l'absence de sa requête au fond, sa demande est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A.

Copie en sera adressée à la commune de Saint Just.

Fait à Montpellier, le 7 avril 2025

La présidente de la 1ère Chambre,

F. Corneloup

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 7 avril 2025

La greffière,

M. B

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