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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2502452

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2502452

mercredi 9 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2502452
TypeOrdonnance
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, par ordonnance du 9 avril 2025, a rejeté la requête de M. A contestant la réduction du nombre d'heures d'accompagnement scolaire (AESH) attribué à sa fille, de 20 à 18 heures par semaine. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, estimant qu'il relève de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 351-1 du code de l'éducation, qui attribuent au juge judiciaire les recours contre les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) concernant l'orientation et l'insertion scolaire des enfants handicapés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 avril 2025, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 5 février 2025 par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Hérault en tant que le nombre d'heures d'accompagnement attribué à sa fille au titre des élèves en situation de handicap (AESH) a été réduite de 20 heures à 18 heures par semaine alors que la demande initiale portait sur un accompagnement à temps complet de 24 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de l'éducation ;

- le code de l'organisation judiciaire ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () ".

2. Aux termes de l'article L. 351-1 du code de l'éducation : " Les enfants et adolescents présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant sont scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires et les établissements visés aux articles L. 213-2, L. 214-6, L. 422-1, L. 422-2 et L. 442-1 du présent code et aux articles L. 811-8 et L. 813-1 du code rural, si nécessaire au sein de dispositifs adaptés, lorsque ce mode de scolarisation répond aux besoins des élèves. () La décision est prise par la commission mentionnée à l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles, en accord avec les parents ou le représentant légal ". En vertu de l'article L. 351-2 du même code, la commission mentionnée à l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles désigne les établissements ou les services ou à titre exceptionnel l'établissement ou le service correspondant aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent en mesure de l'accueillir.

3. Aux termes de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : " I. La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour :

1° Se prononcer sur l'orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale ; 2° Désigner les établissements, les services mentionnés à l'article L. 312-1 ou les dispositifs au sens de l'article L. 312-7-1 correspondant aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent ou concourant à la rééducation, à l'éducation, au reclassement et à l'accueil de l'adulte handicapé et en mesure de l'accueillir ; 2° bis Lorsqu'elle a défini un plan d'accompagnement global, désigner nominativement les établissements, services de toute nature ou dispositifs qui se sont engagés à accompagner sans délai la personne ; ().". Aux termes de l'article L. 241-9 du même code : " Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 prises à l'égard d'un enfant ou un adolescent handicapé, ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. (). ".

4. Il résulte des dispositions précitées que les litiges relatifs à la décision concernant l'orientation et la désignation d'établissements correspondant aux besoins d'un enfant ou d'un adolescent handicapé, ainsi que les mesures propres à assurer son insertion scolaire relèvent de la seule compétence du juge judiciaire. Par suite, la requête de M. A tendant à l'annulation de la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Hérault lui refusant le bénéfice, au profit de sa fille, d'un parcours de scolarisation et/ou de formation avec ou sans accompagnement par un établissement ou service médico-social doit être rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente pour en connaître par application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A

Fait à Montpellier, le 9 avril 2025.

La présidente de la 6ème chambre,

S. Encontre

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 9 avril 2025

La greffière,

C. Arce

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