Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Montpellier à l’indemniser de ses préjudices liés à la prise en charge d’un lymphœdème. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la preuve d’une réclamation préalable auprès de l’administration, ni chiffré son préjudice. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 janvier 2026, Mme B... A... demande au tribunal la condamnation du centre hospitalier universitaire de Montpellier à l’indemniser de ses préjudices.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du code précité : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai (…) ».
La requête de Mme A... tend à la condamnation du centre hospitalier universitaire de Montpellier à réparer ses préjudices découlant selon elle de la prise en charge d’un lymphœdème diagnostiqué en mars 2022. Il a été demandé à la requérante, par lettre du
20 janvier 2026, envoyé par Télérecours et réputé avoir été lu le 22 janvier suivant en vertu de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative, de régulariser sa requête dans le délai de quinze jours en produisant la décision de rejet de sa réclamation préalable ou, si l’administration n’a pas répondu à sa demande, la pièce justifiant de la date du dépôt de sa demande auprès de l’administration, et en chiffrant son préjudice. Mme A... n’a pas produit la preuve d’une réclamation préalable auprès de l’hôpital dans le délai imparti. Par suite, sa requête doit être rejetée comme manifestement irrecevable par applicable du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montpellier le 17 février 2026.
Le président,
J-P. Gayrard
La République mande et ordonne à la ministre chargée de la santé en qui la concerne où à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 17 février 2026.
La greffière,
P. Albaret