LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2600787

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2600787

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2600787
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de M. A..., détenu au centre pénitentiaire de Béziers, en ordonnant une expertise sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra constater les conditions de détention alléguées, notamment la superficie de la cellule, le nombre d’occupants, l’agencement des sanitaires et la présence d’un détecteur incendie. La solution retenue vise à permettre au requérant d’engager ultérieurement une action en responsabilité contre l’administration pénitentiaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 2 février 2026, M. B... A... incarcéré au centre pénitentiaire de Béziers (Hérault), demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, de désigner un expert aux fins de constater les conditions de détention qui lui sont imposées.


Il soutient que :
- il est détenu à trois dans une cellule prévue pour deux personnes ;
- la cellule est dépourvue de détecteur incendie ;
- la cellule est dépourvue de portes préservant l’intimité des utilisateurs des toilettes ;
- l’espace vital au sol est inférieur à 3 m² ;
- l’expertise sera utile pour lui permettre d’engager une action en responsabilité.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;


Vu :
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Thévenet, vice-président, comme juge des référés.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes aux termes de l’article de l’article R. 531-1 du code de justice administrative : « S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. (…) ».


2. M. A... demande que soient constatées par un expert les conditions de détention qui lui sont imposées au centre pénitentiaire de Béziers. Les faits dont la constatation est demandée sont susceptibles de se rattacher à un litige de plein contentieux relevant de la compétence du juge administratif. Par suite, il y a lieu d’ordonner les constatations matérielles demandées par M. A... en désignant à cet effet un expert qui, après s’être rendu sur les lieux, devra exécuter la mission telle que précisé au dispositif de la présente ordonnance.


O R D O N N E :


Article 1er : M. D... C... est désigné comme expert avec pour mission de :

se rendre au centre pénitentiaire de Béziers, situé 861, route de Saint-Pons sur le territoire de la commune de Béziers ;
se faire communiquer tous les documents et pièces nécessaires à l’accomplissement de sa mission ;
décrire l’état de la cellule occupée par M. A..., documents photographiques à l’appui le cas échéant, en précisant notamment sa superficie, le nombre d’occupants, les sanitaires et leur agencement, la présence et l’état du système de détection incendie.



Article 2 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira la mission définie à l’article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l’autorisation préalable du président du tribunal administratif.


Article 3 : L’expertise aura lieu en présence de M. A... et du centre pénitentiaire de Béziers.


Article 4 : L’expert déposera son rapport par voie électronique au greffe du tribunal administratif, dans les meilleurs délais. Un exemplaire de ce rapport global sera notifié par l’expert à M. A... et la seule partie du rapport le concernant à chacun des défendeurs. Avec leur accord, cette notification peut s’opérer sous forme électronique. L’expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.


Article 5 : Les frais de l’expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l’ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera les frais et honoraires.


Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., au garde des sceaux, ministre de la justice, au directeur du centre pénitentiaire de Béziers, et à l’expert.




Fait à Montpellier, le 5 février 2026


Le juge des référés,













F. Thévenet



La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 5 février 2026
La greffière,







E. Folio


















Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions