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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2601142

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2601142

jeudi 5 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2601142
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé. Le tribunal a déclaré son incompétence, considérant que ce litige relève de la juridiction judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés à l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, qui attribuent le contentieux de ces décisions aux tribunaux judiciaires.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 février 2026, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 18 décembre 2025 par laquelle la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Hérault a confirmé le rejet de sa demande portant sur l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : (...) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».

2. Aux termes Aux termes de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles : « I.- La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : (...) 3° Apprécier : a) Si l'état ou le taux d'incapacité de la personne handicapée justifie l'attribution, pour l'enfant ou l'adolescent, de l'allocation et, éventuellement, de son complément mentionnés à l'article L. 541-1 du code de la sécurité sociale, de la majoration mentionnée à l'article L. 541-4 du même code (...) » Aux termes de l’article L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles : « Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 prises à l'égard d'un enfant ou un adolescent handicapé, ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. (...) ». Aux termes de l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : « Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : (…) 8° Aux décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées mentionnées au premier alinéa de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles (…) ».

3. Il résulte de la combinaison des dispositions rappelées au point 2 que les contestations relatives à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. Ainsi, les conclusions de la requête de Mme B... tendant à l’annulation de la décision du 18 décembre 2025 par laquelle la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Hérault a confirmé le rejet de sa demande portant sur l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire (pôle social). Il y a lieu, dès lors, de les rejeter comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.


ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Montpellier, le 5 mars 2026.


La présidente de la 6ème chambre,




S. Encontre



La République mande et ordonne à la préfète de l’Hérault en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 5 mars 2026.
La greffière,



F. Roman

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