jeudi 27 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2202825 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE COTTE & FRANÇOIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er juin 2022 et 20 décembre 2024, la commune de Landerneau, représentée par Me Lahalle (selarl Lexcap), demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner in solidum la société Art Dan et la société Bureau TEC, ou l'une à défaut de l'autre, à lui verser la somme de 314 149,66 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre des travaux de reprise du désordre affectant le parquet sportif de la salle omnisports située place Houardon, assortie des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de sa requête et de l'indexation sur la base de variation de l'indice BT01 ;
2°) de condamner in solidum la société Art Dan et la société Bureau TEC, ou l'une à défaut de l'autre, à lui verser la somme de de 14 956,52 euros assortie des intérêts au taux légal à compter des versements effectués par la commune, au titre des frais et honoraires d'expertises judiciaires ;
3°) de dire que les intérêts de ces sommes seront capitalisés ;
4°) de mettre à la charge de la société Art Dan et la société Bureau TEC, ou l'une à défaut de l'autre, la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les fins de non-recevoir doivent être écartées, dès lors que le délai décennal dans lequel une action doit être engagée est un délai de prescription et non de forclusion et qu'il doit être décompté à partir de la date de réception de l'ouvrage et non de la date d'achèvement des travaux ;
- les désordres affectant le sol présentent un caractère décennal, en ce qu'ils rendent l'ouvrage impropre à sa destination ;
- les désordres sont imputables aux sociétés Art Dan et Bureau TEC ;
- elle ne conteste pas sa responsabilité dans la survenance des désordres estimée à 40 % par l'expertise judiciaire ;
- les travaux de reprise, après déduction des travaux d'enrichissement relatifs à l'enlèvement du parquet massif, s'élèvent à la somme de 116 380 euros hors taxe (HT), soit 139 656 TTC et doivent être mis à la charge des sociétés défenderesses à hauteur de 60 %, ce qui correspond à un montant total de 83 793,60 euros TTC ;
- le montant des travaux réparatoires, évalué à 116 380 euros hors taxe après déduction des frais de d'enlèvement du parquet initial d'un montant de 8 570 euros hors taxe ne doit pas faire l'objet d'un abattement pour vétusté eu égard à la durée de vie du parquet de quarante ans, selon le diagnostic de la société Art Dan.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 23 décembre 2022 et 23 janvier 2025, la société Art Dan, représentée par Me Dalibard (selarl Walter et Garance Avocats), conclut, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal :
- au rejet de la requête ;
- au rejet des conclusions présentées à son encontre par la société Bureau TEC ;
2°) à titre subsidiaire :
- à ce que sa condamnation soit limitée à la somme de 4 287,264 euros hors taxe (HT) ;
- à ce que la société Bureau TEC soit condamnée à la garantir de toutes les condamnations susceptibles d'être prononcées à son encontre, et à tout le moins à hauteur de 80 % de ces condamnations ;
- au rejet du surplus des conclusions de la requête ;
- au rejet des conclusions présentées à son encontre par la société Bureau TEC ;
3°) à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la commune de Landerneau au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la demande d'engagement de sa responsabilité décennale est irrecevable en tant qu'elle porte sur la réfection totale du revêtement du sol sportif, dès lors que la demande d'extension de mission du 4 novembre 2019 a été formée après l'intervention de la prescription de l'action décennale intervenue le 25 août 2019, soit dix ans à compter de la réception des travaux le 25 août 2009 en application des articles 41.3 et 44.2 du Cahier des clauses administratives générales (CCAG) travaux de 2009 ;
- cette irrecevabilité fait perdre à la requérante son droit d'agir ;
- les désordres affectant le sol sportif ne présentent pas un caractère décennal, dès lors que celui-ci ne constitue pas un ouvrage au sens de l'article 1792 du code civil et qu'ils ne rendent pas le gymnase omnisports impropre à sa destination ;
- le coût des travaux réparatoires de 116 380 euros HT ne prend pas en compte l'application d'un coefficient de vétusté qui est de 100 % eu égard à la durée normale d'utilisation du revêtement de sol sportif de dix ans ou, le cas échéant, de 66,66 % si cette durée est de quinze ans ainsi que l'a retenu l'expertise judiciaire ; dans cette dernière hypothèse, elle est redevable seulement de 16,7 % du coût total des travaux réparatoires portant sur les désordres relatifs aux déformations du parquet au seul niveau des points d'appuis des deux raquettes en configuration basket de la salle, soit 6 479,80 euros HT sur un montant total de 38 801,09 euros HT, et ce, afin de prendre en considération la prescription de l'action décennale contre les autres désordres ;
- toute condamnation à payer une somme au titre des travaux de reprise ne pourra être prononcée qu'hors taxe, compte-tenu du recours au fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) par la commune ;
- la commune de Landerneau ne conteste pas sa responsabilité dans la survenance des dommages à hauteur de 40 % qui a été retenue par l'expert judiciaire ;
- la responsabilité de la société Bureau TEC est de 40 % et non de 10 %, ainsi que l'a retenue l'expertise judiciaire ; d'une part, cette dernière constate que les carences du diagnostic qu'elle a établi le 27 mars 2009 constituent la cause principale du désordre ; d'autre part, la société Art Dan n'a commis aucune faute dans l'exécution de sa prestation, dès lors qu'elle n'a eu connaissance de la non-conformité du parquet initial que lors du déroulement de l'expertise judiciaire en 2020, que le contrôle du parquet existant qui lui incombait en vertu des articles 1.1.4. et 3.1 du cahier des clauses techniques particulières (CCTP) n'est pas assimilable à une mission de diagnostic confiée à un maître d'œuvre et que la mousse utilisée, la compressibilité de cette dernière, l'épaisseur du nouveau parquet et l'assemblage des lames du nouveau parquet par encollage ne participent pas au désordre ; enfin, le passage de nacelles sur le parquet par la commune pour l'entretien des équipements sportifs, d'une charge non conforme à la norme EN 1569, a participé à la survenance du désordre ; sa part de responsabilité doit être réduite à 20 % ;
- sa responsabilité ne pouvant être engagée, la société Bureau TEC doit la garantir de toute condamnation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2024, la société Bureau TEC, représentée par Me François (société Cotte et François Avocats), conclut :
1°) à titre principal :
- au rejet de la requête ;
- à ce que sa condamnation soit limitée à la somme de 6 479 euros HT ;
- au rejet des conclusions présentées à son encontre par la société Art Dan ;
2°) à titre subsidiaire :
- à ce que sa condamnation soit limitée la somme de 23 280,65 euros HT ;
- à ce que la société Art Dan soit condamnée à la garantir de toutes les condamnations susceptibles d'être prononcées à son encontre ;
3°) à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la commune de Landerneau au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- la demande d'engagement de sa responsabilité décennale, contractuelle et délictuelle est irrecevable, dès lors que sa responsabilité a été engagée par la commune seulement le 1er juin 2022, soit plus de dix ans après la réception des travaux, que celle-ci soit intervenue le 25 août 2009 ou le 23 décembre 2009 ;
- le délai de prescription à son encontre a été seulement interrompu par la société Art Dan qui l'a attraite aux opérations d'expertise judiciaire par un mémoire du 27 mai 2020 ;
- la demande d'engagement de sa responsabilité décennale est irrecevable en tant qu'elle porte sur la réfection totale du revêtement du sol sportif, dès lors que la demande d'extension de mission du 4 novembre 2019 a été formée après l'intervention de la prescription de l'action décennale intervenue le 25 août 2019, soit dix ans à compter de la réception des travaux le 25 août 2009 en application des articles 41.3 et 44.2 du CCAG travaux de 2009 ;
- la commune de Landerneau ne conteste pas sa responsabilité dans la survenance des dommages à hauteur de 40 % qui a été retenue par l'expert judiciaire ;
- l'action récursoire de la société Art Dan n'est pas justifiée dès lors qu'elle n'a pas commis de faute délictuelle envers cette société et de faute contractuelle envers la commune de Landerneau ;
- la somme de 314 149,66 euros TTC demandée par la commune de Landerneau n'est pas justifiée ;
- le coût des travaux réparatoires de 83 793,60 euros TTC doit être ramené à un montant de 38 801,09 euros hors taxe pour prendre en considération le coefficient de vétusté du plancher à hauteur de 66,66 % retenu par l'expertise judiciaire ;
- le coût des travaux réparatoires mis à sa charge et à celle de la société Art Dan est seulement de 16,7 % du coût total des travaux réparatoires portant sur les désordres relatifs aux déformations du parquet au seul niveau des points d'appuis des deux raquettes en configuration basket de la salle, soit 6 479,80 euros HT sur un montant total de 38 801,09 euros HT et ce, afin de prendre en considération la prescription de l'action décennale contre les autres désordres et la part de responsabilité de la commune dans la survenance de ce désordre à hauteur de 40 % selon l'expertise judiciaire ;
- si le coût des travaux réparatoires inclut l'intégralité des désordres, il doit être évalué à 23 280 euros HT eu égard à la part de responsabilité de la commune dans la survenance de ce désordre à hauteur de 40 % selon l'expertise judiciaire ;
- l'appel en garantie de la société Art Dan à son encontre n'est pas justifié, dès lors qu'elle n'avait plus la qualité de maître d'œuvre au stade de la vérification du sol initial ;
- l'appel en garantie de la société Art Dan par ses soins est justifié, dès lors qu'en acceptant le sol initial comme support de ces travaux sans l'assortir de réserves ou de contre-proposition, la société Art Dan a engagé sa responsabilité contractuelle envers la commune, ce qui constitue le fait générateur de sa responsabilité délictuelle envers elle.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée le 7 février 2025 par une ordonnance du même jour en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
Vu :
- l'ordonnance n° 1902217 du 31 juillet 2019 par laquelle le juge des référés du tribunal a désigné M. B A en qualité d'expert ;
- l'ordonnance n° 1902217 du 25 novembre 2019 par laquelle le juge des référés du tribunal a étendu la mission de l'expert à l'ensemble des désordres affectant le revêtement de sol de la salle omnisports ;
- l'ordonnance n° 1902217 du 25 août 2020, par laquelle le juge des référés du tribunal a étendu les opérations d'expertise à la société Bureau TEC ;
- l'ordonnance n° 1902217 du 5 mai 2021 taxant et liquidant les frais de l'expertise de M. A à la somme de 14 956,52 euros toutes taxes comprises ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pellerin,
- les conclusions de M. Martin, rapporteur public,
- les observations de Me Cazo, représentant la commune de Landerneau,
- les observations de Me Giraud, représentant la société Art Dan,
- et les observations de Me François, représentant la société Bureau TEC.
Considérant ce qui suit :
1. En 2009, la commune de Landerneau a décidé d'entreprendre la rénovation de la salle omnisports située place Houardon. Le 6 mars 2009, la maîtrise d'œuvre des travaux de réfection du chauffage, de l'éclairage et du remplacement du parquet a été confiée à un groupement solidaire composé du bureau d'études Frostin Guillou, ayant la qualité de mandataire du groupement, et de la société Bureau TEC. Le 6 juillet 2009, les travaux du lot n° 1 " Remplacement de sol sportif " ont été attribués à la société Art Dan. Par un avenant n° 1 conclu le 3 septembre 2009, la commune de Landerneau a mis fin à la mission de maîtrise d'œuvre. La réception de ces travaux a été prononcée le 23 décembre 2009 sans réserve. Constatant l'apparition de déformations du parquet sur les zones d'appel du basket au niveau de la raquette, la commune de Landerneau a introduit une requête tendant à la désignation d'un expert devant le tribunal administratif de Rennes. Par une ordonnance du 31 juillet 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a désigné M. A en qualité d'expert judiciaire. Sur saisine de la commune, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes, par une ordonnance du 25 novembre 2019, a étendu la mission de l'expert à l'examen des désordres portant sur les disjonctions des lames supports au niveau des emboîtements, l'effondrement des lames de parquet affectant l'ensemble du revêtement et les déformations affectant l'intégralité du revêtement de sol. Par une ordonnance du 25 août 2020, sur la saisine de l'expert judiciaire, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a étendu les opérations d'expertise à la société Bureau TEC. Le rapport d'expertise a été déposé le 3 mai 2021. Par la présente requête, la commune de Landerneau demande la condamnation in solidum de la société Art Dan et de la société Bureau TEC à lui verser une somme de 314 149,66 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre des travaux de reprise du désordre affectant le parquet sportif de la salle omnisports.
Sur la responsabilité décennale :
2. Aux termes de l'article 1792 du code civil : " Tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, envers le maître ou l'acquéreur de l'ouvrage, des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa destination./ Une telle responsabilité n'a point lieu si le constructeur prouve que les dommages proviennent d'une cause étrangère. ".
3. La responsabilité décennale d'un constructeur peut être recherchée à raison des dommages qui résultent de travaux de réfection réalisés sur les éléments constitutifs d'un ouvrage, dès lors que ces dommages sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination.
4. Il résulte des principes qui régissent la responsabilité décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.
5. La commune de Landerneau fait valoir, en se fondant sur le rapport d'expertise du 28 avril 2021, que les désordres liés à la déformation du sol du parquet sportif rendent l'ouvrage incompatible avec la tenue de compétitions sportives dans la salle omnisports en raison de sa non-conformité à la norme NF 14904 et rendent difficiles les entraînements d'équipe se préparant à la compétition et qu'ainsi, ce désordre rend cet ouvrage impropre à sa destination.
6. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise du 28 avril 2021 que les désordres observés consistent en une déformation des lames de parquet au niveau des points d'arrêts ou des points de tir d'une largeur de deux millimètres et d'une disjonction des lames de parquet sur une partie importante de la salle. L'expert a conclu que ces désordres rendaient la salle non conforme à la norme NF 14904 qui régit les sols sportifs empêchant ainsi la tenue de compétitions sportives. Si la commune soutient que ces dernières sont organisées dans cette salle, il ne résulte pas des termes du cahier des clauses techniques particulières qui la lie à la société Art Dan, chargée de la réfection du sol sportif en litige, que ces travaux devaient répondre à un besoin d'accueillir des compétitions sportives, lesquelles ont lieu dans une autre salle omnisports neuve selon le rapport d'expertise précité. La commune n'établit pas davantage que ces désordres affectent la qualité des entraînements d'équipe se préparant à la compétition alors qu'il est constant que des activités sportives se tiennent quotidiennement. Enfin, il ne résulte ni des écritures de la commune ni de l'expertise judiciaire que la dégradation du sol du parquet sportif de la salle omnisports expose les usagers à un risque d'insécurité. Dans ces conditions, le désordre lié à la dégradation du sol du parquet sportif ne rend pas la salle omnisports impropre à sa destination au sens des dispositions de l'article 1792 du code civil et n'est ainsi pas de nature à engager la responsabilité décennale des constructeurs.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la commune de Landerneau tendant à la condamnation des sociétés Art Dan et Bureau TEC à réparer le coût de reprise du désordre affectant le parquet sportif de la salle omnisports doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter les appels en garantie présentés par les sociétés Art Dan et Bureau TEC.
Sur les dépens :
8. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".
9. La commune de Landerneau ayant la qualité de partie perdante, il y a lieu de mettre à sa charge définitive les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 14 956,52 euros toutes taxes comprises par une ordonnance n° 1902217 du président du tribunal administratif de Rennes du 5 mai 2021.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Bureau TEC et de la société Art Dan les frais exposés par la commune de Landerneau et non compris dans les dépens.
11. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Landerneau une somme de 1 500 euros à verser respectivement à la société Bureau TEC et à la société Art Dan au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la commune de Landerneau est rejetée.
Article 2 : Les appels en garantie présentés par les sociétés Art Dan et Bureau TEC sont rejetés.
Article 3 : Les dépens d'un montant de 14 956,52 euros toutes taxes comprises sont mis à la charge définitive de la commune de Landerneau.
Article 4 : La commune de Landerneau versera une somme 1 500 euros à la société Bureau TEC et à la société Art Dan au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Landerneau, à la société Bureau TEC et à la société Art Dan.
Copie en sera adressée pour information à l'expert.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2025 à laquelle siégeaient :
M. Berthon, président,
Mme Thalabard, première conseillère,
Mme Pellerin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2025.
La rapporteure,
signé
C. Pellerin
Le président,
signé
E. BerthonLa greffière,
signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne au préfet du Finistère, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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