jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2206211 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | BAUDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 décembre 2022, Mme C E, représentée par Me Baudet, demande au tribunal :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire en date du 14 février 2022 et d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de réexaminer sa situation ;
2°) en tout état de cause, d'annuler la décision du 8 décembre 2022 par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 800 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 8 décembre 2022 a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisante motivation et d'un défaut d'examen ;
- de nouveaux éléments de fait et de droit font obstacle à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français et imposent à l'autorité administrative de réexaminer la situation administrative de l'étranger et qu'il soit procédé à la suspension des effets de cette décision ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation et méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 décembre 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.
Vu :
- le jugement du tribunal n° 2201721 du 22 juin 2022 ;
- l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Nantes n° 22NT03069 du 29 septembre 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bozzi, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le greffe du tribunal a informé Mme E par mail, à l'adresse communiquée dans la requête par son conseil, des date et heure de l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Kibgé substituant Me Baudet, représentant Mme E, absente, qui s'en rapporte à ses écritures et précise que Mme E a tenté de régulariser sa situation administrative contrairement aux affirmations du préfet ; que son état de santé s'aggrave et que sa mère ainsi que sa sœur et son frère sont entrés sur le territoire français et qu'ils ont l'intention de solliciter l'asile.
Le préfet d'Ille-et-Vilaine n'étaient ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante géorgienne née le 23 août 1992, est entrée en France le 15 septembre 2019. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 22 novembre 2019. Le recours formé contre cette décision a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 29 mai 2020. Elle a bénéficié d'une carte de séjour mention " vie privée et familiale " valable du 27 juillet 2020 au 26 juillet 2021. Le 6 avril 2021, Mme E a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 14 février 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le tribunal a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté par un jugement en date du 22 juin 2022, confirmé par une ordonnance de la cour administrative de Nantes du 29 septembre 2022. Par une décision du 8 décembre 2022, dont Mme E demande l'annulation, le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. Mme E justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin de suspension et d'annulation :
3. En premier lieu, Mme F D, adjointe au chef de bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière a reçu, par arrêté du 19 octobre 2022 du préfet d'Ille-et-Vilaine régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, délégation aux fins de signer les arrêtés attaqués. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de leur signataire doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".
5. En l'espèce, la décision attaquée précise les considérations de droit et de fait déterminantes au vu desquelles elle a été prise et répond ainsi suffisamment aux exigences de motivation énoncées par les dispositions précitées, de même, à les supposer applicables, qu'aux exigences de motivation énoncées par les dispositions des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Cette motivation révèle en outre que le préfet d'Ille-et-Vilaine a procédé à un examen particulier de sa situation à partir des éléments dont il disposait avant de prendre cette décision. Sur ce point, notamment, la décision litigieuse, qui n'avait pas au demeurant à faire état de l'ensemble des éléments caractérisant la situation de la requérante, mentionne notamment que l'intéressée a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire en date du 14 février 2022 et que depuis cette date elle n'a pas initié de démarche pour régulariser sa situation. Contrairement à ce que soutient Mme E, le préfet n'a pas indiqué qu'elle n'avait " jamais " sollicité de titre de séjour. Dès lors, ces motifs ne révèlent pas une insuffisante motivation ou que le préfet n'aurait pas examiné de manière exhaustive sa situation administrative.
6. En revanche, pour assigner la requérante à résidence, le préfet a considéré que Mme E constituait une menace à l'ordre public. Or, il ne ressort ni de la décision en litige ni d'aucune pièce du dossier que l'intéressée aurait fait preuve d'un comportement répréhensible et de nature à porter atteinte à l'ordre public. Par suite, ce motif doit être neutralisé en ce qu'il procède d'une motivation inexacte et d'un examen erroné de la situation personnelle de Mme E.
7. En troisième lieu, l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Et l'article L. 732-8 du même code prévoit que : " La décision d'assignation à résidence prise en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-1 peut être contestée devant le président du tribunal administratif dans le délai de quarante-huit heures suivant sa notification. Elle peut être contestée dans le même recours que la décision d'éloignement qu'elle accompagne. / Le délai de quarante-huit heures prévu au premier alinéa est également applicable à la contestation de la décision d'assignation à résidence notifiée postérieurement à la décision d'éloignement, alors même que la légalité de cette dernière a été confirmée par le juge administratif ou ne peut plus être contestée. / Les dispositions des articles L. 614-7 à L. 614-13 sont applicables au jugement de la décision d'assignation à résidence contestée en application du présent article. ".
8. Il résulte des dispositions du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité administrative peut ordonner l'assignation à résidence d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins d'un an auparavant et pour laquelle le délai pour quitter le territoire est expiré. Une telle mesure a pour objet de mettre à exécution la décision prononçant l'obligation de quitter le territoire français et ne peut être regardée comme constituant ou révélant une nouvelle décision comportant obligation de quitter le territoire, qui serait susceptible de faire l'objet d'une demande d'annulation. Il appartient toutefois à l'administration de ne pas mettre à exécution l'obligation de quitter le territoire si un changement dans les circonstances de droit ou de fait a pour conséquence de faire obstacle à la mesure d'éloignement. Dans cette hypothèse, l'étranger peut demander au président du tribunal administratif sur le fondement des dispositions de l'article L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'annulation de cette décision d'assignation à résidence dans les quarante-huit heures suivant sa notification. S'il n'appartient pas à ce juge de connaître de conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, après que le tribunal administratif a statué ou que le délai prévu pour le saisir a expiré, il lui est loisible, le cas échéant, d'une part, de relever, dans sa décision, que l'intervention de nouvelles circonstances de fait ou de droit fait obstacle à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français et impose à l'autorité administrative de réexaminer la situation administrative de l'étranger et, d'autre part, d'en tirer les conséquences en suspendant les effets de la décision devenue, en l'état, inexécutable.
9. En l'espèce, ainsi que l'a jugé le tribunal le 22 juin 2022, pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par Mme E, le préfet d'Ille-et-Vilaine s'est notamment fondé sur l'avis émis le 28 septembre 2021 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) selon lequel, d'une part, l'état de santé de Mme E nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais pour lequel elle peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et, d'autre part, cet état de santé lui permet de voyager sans risque vers ce pays.
10. Mme E produit à l'instance des pièces, la plupart d'entre elles étant déjà connues du tribunal, relatives à la prise en charge dont elle bénéficie sur le territoire français et dont il ressort qu'elle présente un diabète de type 1 depuis l'âge de douze ans compliqué d'une rétinopathie diabétique ainsi qu'un état de stress post-traumatique se manifestant par un syndrome anxio-dépressif. Il en résulte que le traitement de la requérante doit impérativement être poursuivi.
11. Mme E soutient qu'un retour en Géorgie impliquerait un arrêt brutal de sa prise en charge et un retour dans le pays qui est en partie la cause de ses troubles. Cependant, les prescriptions médicales datant de 2019 à 2022, les comptes rendus d'hospitalisation de l'année 2021 en diabétologie ainsi et qu'en médecine polyvalente, de même que le certificat médical établi le 23 mars 2022 par le Dr B ne sont, pas plus que dans les instances susvisées devant le tribunal et la cour administrative d'appel de Nantes, de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le collège de médecins de l'OFII, puis par le préfet d'Ille-et-Vilaine, selon laquelle elle peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
12. Par ailleurs, si l'intéressée produit un certificat médical du 16 août 2022 du service d'endocrinologie du CHU de Rennes, celui-ci se borne à synthétiser la nature et les caractéristiques de la pathologie dont elle souffre mais constate dans le même temps que l'hypoglycémie, certes encore conséquente, est en diminution. S'agissant du certificat médical du 8 décembre 2022, ce document ne fait état que de la continuité du suivi de Mme E.
13. Dans ces conditions, la requérante, qui ne justifie d'aucune circonstance de fait ou de droit nouvelle qui ferait obstacle à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, et n'est ainsi pas fondée à soutenir que l'impossibilité d'exécuter cette dernière mesure entraîne nécessairement l'illégalité de la décision d'assignation à résidence.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire ". Aux termes de l'article L. 721-8 du même code : " L'autorité administrative peut prescrire à l'étranger auquel un délai de départ a été accordé la remise de son passeport ou de tout document justificatif de son identité, dans les conditions prévues à l'article L. 814-1 ". Enfin, aux termes de l'article L. 731-1 du même code : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".
15. L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
16. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Il appartient à l'étranger qui invoque la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales de justifier de la réalité, de la nature et de la gravité des risques qu'il encourt personnellement.
17. Si les décisions d'assignation à résidence prévues par les dispositions précitées de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas assimilables à des mesures privatives de liberté, elles doivent être, dans leur principe comme dans leurs modalités, adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent.
18. En se bornant à soutenir qu'elle serait " dans une réelle difficulté, au regard de ses soins et de ses hospitalisations fréquentes ", Mme E ne justifie pas d'un suivi médical tel qu'il serait susceptible de limiter ses déplacements au point de ne pouvoir respecter les modalités d'application de l'arrêté contesté du 8 décembre 2022. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée, et notamment les mesures qu'elle contient l'obligeant notamment à se présenter une fois par jour à la direction zonale de la police aux frontières située rue Jules Vallès à Saint-Jacques-de-la-Lande, porteraient une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et de venir.
19. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent ainsi être écartés.
20. Il ressort ainsi des pièces du dossier que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur les motifs, autres que celui tenant à la menace pour l'ordre public, énoncés dans l'arrêté litigieux et notamment tirés de l'existence d'une obligation de quitter le territoire datant de moins d'un an.
21. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure particulière d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de Mme E présentées sur ce fondement.
D É C I D E :
Article 1er : Mme E est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de Mme E est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
Fr. ALe greffier,
signé
M.-A. Vernier
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602049
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'octroi des conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile iranien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus de la directrice territoriale de l'OFII était légal, car le demandeur, entré régulièrement avec un visa, n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de 90 jours sans motif légitime justifié. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 531-27 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601789
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un demandeur d'asile visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une motivation insuffisante, à un défaut d'examen particulier de sa situation et à une irrégularité de procédure concernant l'entretien de vulnérabilité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601922
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de Mme C... visant à annuler son assignation à résidence. Il juge que l'arrêté a été signé par une autorité compétente et que le préfet a procédé à un examen suffisant de sa situation. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention relative aux droits de l'enfant sont écartés, l'assignation à résidence n'ayant pas pour objet un éloignement.
31/03/2026