Le Tribunal Administratif de Rennes a donné acte du désistement de la SA Bouygues Telecom, qui contestait l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les années 2020 à 2022. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 mars 2023, et un mémoire, enregistré le 26 avril 2023, la SA Bouygues Telecom, représentée par la SELAFA CMS Francis Lefebvre, demande au tribunal :
1°) de la décharger de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) acquittée au titre des années 2020, 2021 et 2022 pour un montant de 6 907,001 euros ;
2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 10 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2025, le directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Par un courrier du 3 décembre 2025, la SA Bouygues Telecom a été invitée, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai de quarante-cinq jours, le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° donner acte des désistements (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».
3. La requérante a été invitée, le 3 décembre 2025, au moyen de l’application informatique Télérecours, à confirmer dans un délai de quarante-cinq jours le maintien de ses conclusions. En l’absence de confirmation, dans le délai ainsi fixé, du maintien de ses conclusions, elle doit être regardée comme s’étant désistée de l’ensemble de ses conclusions. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la SA Bouygues Telecom.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SA Bouygues Telecom et à la directrice régionale des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 27 janvier 2026.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.