LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2302347

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2302347

mercredi 7 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2302347
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de la SCI La mémoire et la mer, qui demandait la réduction de 2 274 euros de contributions sociales acquittées suite à la cession de lots immobiliers en 2022. La société soutenait que des travaux de réparation (mérule) devaient majorer le prix d’acquisition pour le calcul de la plus-value, sans avoir été déduits des revenus fonciers. Le tribunal a jugé que la SCI ne justifiait pas que ces travaux n'avaient pas déjà été pris en compte fiscalement, ni qu'ils n'avaient pas été déduits des revenus fonciers, comme l'exige l'article 150 VB du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des demandes, confirmant le bien-fondé de l'imposition initiale.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. - Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 avril et 25 mai 2023, sous le n° 2302347, la société civile immobilière (SCI) La mémoire et la mer, représentée par Me de Villartay, notaire, demande au tribunal la réduction de 2 274 euros du montant des contributions sociales qu’elle a acquittées en raison d’une plus-value réalisée en 2022 à l’occasion de la cession de deux lots d’immeuble d’habitation.

Elle soutient que :
- la déclaration de plus-values souscrite au moment de la cession était erronée et n’était pas signée par son gérant ;
- une déclaration rectificative faisant mention de travaux de 75 584 euros venant majorer le prix d’acquisition a été déposée ;
- ces travaux n’ont pas été déduits des revenus fonciers déclarés, les travaux déduits étaient différents ;
- les travaux en cause ont été réalisés afin de réparer les désordres causés par la mérule et financés par les indemnités d’assurance ;
- le montant des travaux financés par les assureurs a été déduit, mais cette déduction a été compensée par la déclaration des indemnités d’assurance en recettes ;
- les indemnités perçues s’élèvent au total à 248 703 euros ;
- la cession à l’origine de la plus-value représente 305/1000, en sorte que le montant des travaux non déduits s’élève à 75 854 euros.


Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2023, le directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’aucun des moyens soulevés par la SCI La mémoire et la mer n’est fondé.


II. - Par une requête enregistrée le 30 avril 2023, sous le n° 2302408, la société civile immobilière (SCI) La mémoire et la mer, demande au tribunal la réduction de 2 274 euros du montant des contributions sociales qu’elle a acquittées en raison d’une plus-value réalisée en 2022 à l’occasion de la cession de deux lots d’immeuble d’habitation.

Elle soutient que :
- la déclaration de plus-values souscrite au moment de la cession était erronée et n’était pas signée par son gérant ;
- une déclaration rectificative faisant mention de travaux de 75 584 euros venant majorer le prix d’acquisition a été déposée ;
- ces travaux n’ont pas été déduits des revenus fonciers déclarés, les travaux déduits étaient différents ;
- les travaux en cause ont été réalisés afin de réparer les désordres causés par la mérule et financés par les indemnités d’assurance ;
- le montant des travaux financés par les assureurs a été déduit, mais cette déduction a été compensée par la déclaration des indemnités d’assurance en recettes ;
- les indemnités perçues s’élèvent au total à 248 703 euros ;
- la cession à l’origine de la plus-value représente 305/1000, en sorte que le montant des travaux non déduits s’élève à 75 854 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2023, le directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’aucun des moyens soulevés par la SCI La mémoire et la mer n’est fondé.


Vu les autres pièces des dossiers.


Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Albouy,
- et les conclusions de M. Fraboulet, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

1. Par acte authentique du 7 avril 2022, la société civile immobilière (SCI) La mémoire et la mer a vendu les lots 5 et 10 d’un immeuble situé à Pléneuf-Val-André (Côtes-d’Armor) dont elle est propriétaire depuis sa création en 1994. Le 5 mai 2022 elle a souscrit, à raison de cette cession, une déclaration de plus-value immobilière mentionnant une plus-value nette imposable globale de 27 912 euros. Cette même déclaration indiquait que le montant des contributions sociales afférentes à cette plus-value s’élevait à 4 801 euros, somme que la SCI a acquittée le 6 mai 2022. Estimant qu’une erreur avait été commise lors de la détermination du prix de revient des lots cédés, la SELARL Notalex, office notarial agissant pour le compte de la SCI La mémoire et la mer, a adressé à l’administration une déclaration de plus-value immobilière rectificative le 14 septembre 2022 et a sollicité la restitution d’un trop-versé de contributions sociales d’un montant de 2 274 euros. L’administration a rejeté cette réclamation le 28 février 2023. Le requête n° 2302347, présentée par Me de Villartay, notaire, pour le compte de la SCI La mémoire et la mer, et la requête n° 2302408, présentée directement par la SCI La mémoire et la mer, ayant toutes deux pour objet de contester, par les mêmes moyens, la décision du 28 février 2023 et à obtenir la restitution à la SCI La mémoire et la mer d’un trop versé de contributions sociales d’un montant de 2 274 euros, il y a lieu de les joindre afin de statuer par un seul jugement.

2. Aux termes des dispositions de l’article 150 U du code général des impôts, propres à l’impôt sur le revenu, auxquelles il est renvoyé pour la détermination de la base d’imposition à la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du patrimoine, à la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et au prélèvement de solidarité : « I. – (…) les plus-values réalisées par les personnes physiques ou les sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 ter, lors de la cession à titre onéreux de biens immobiliers bâtis ou non bâtis ou de droits relatifs à ces biens, sont passibles de l'impôt sur le revenu dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VH. / (…) ».

3. Aux termes de l’article 150 V du code général des impôts : « La plus ou moins-value brute réalisée lors de la cession de biens ou droits mentionnés aux articles 150 U à 150 UC est égale à la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition par le cédant. ».

4. Aux termes de l’article 150 VA du même code : « I. – Le prix de cession à retenir est le prix réel tel qu'il est stipulé dans l'acte. Lorsqu'une dissimulation de prix est établie, le prix porté dans l'acte doit être majoré du montant de cette dissimulation. / Lorsqu'un bien est cédé contre une rente viagère, le prix de cession retenu pour ce bien est la valeur en capital de la rente, à l'exclusion des intérêts. / II. – Le prix de cession est majoré de toutes les charges et indemnités mentionnées au deuxième alinéa du I de l'article 683. Les indemnités d'assurance consécutives à un sinistre partiel ou total d'un immeuble ne sont pas prises en compte. / III. – Le prix de cession est réduit, sur justificatifs, du montant de la taxe sur la valeur ajoutée acquittée et des frais, définis par décret, supportés par le vendeur à l'occasion de cette cession. ».

5. Aux termes de l’article 150 VB du même code : « I. – Le prix d'acquisition est le prix effectivement acquitté par le cédant, tel qu'il est stipulé dans l'acte, étant précisé que ce prix s'entend de l'existant et des travaux dans le cas d'une acquisition réalisée selon le régime juridique de la vente d'immeuble à rénover / (…) / II. – Le prix d'acquisition est, sur justificatifs, majoré : / (…) / 4° Des dépenses de construction, de reconstruction, d'agrandissement ou d'amélioration, supportées par le vendeur et réalisées par une entreprise depuis l'achèvement de l'immeuble ou son acquisition si elle est postérieure, lorsqu'elles n'ont pas été déjà prises en compte pour la détermination de l'impôt sur le revenu et qu'elles ne présentent pas le caractère de dépenses locatives. Lorsque le contribuable, qui cède un immeuble bâti plus de cinq ans après son acquisition, n'est pas en état d'apporter la justification de ces dépenses, une majoration égale à 15 % du prix d'acquisition est pratiquée. Cette majoration n'est pas applicable aux cessions d'immeubles détenus directement ou indirectement par un fonds de placement immobilier mentionné à l'article 239 nonies ; / (…) ».

6. Aux termes de l’article 29 du code général des impôts : « Sous réserve des dispositions des articles 33 ter et 33 quater, le revenu brut des immeubles ou parties d'immeubles donnés en location, est constitué par le montant des recettes brutes perçues par le propriétaire, augmenté du montant des dépenses incombant normalement à ce dernier et mises par les conventions à la charge des locataires. Les subventions et indemnités destinées à financer des charges déductibles sont comprises dans le revenu brut. Il n'est pas tenu compte des sommes versées par les locataires au titre des charges leur incombant. / (…) ».

7. Aux termes de l’article 31 du même code : « I. – Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : / 1° Pour les propriétés urbaines : /a) Les dépenses de réparation et d'entretien effectivement supportées par le propriétaire ; / (…) ».

8. La SCI La mémoire et la mer fait état de ce qu’elle a réalisé des travaux de rénovation et de transformation de l’immeuble en cause afin d’y créer des logements locatifs et indique que, plusieurs années après l’achèvement de ces travaux, la présence de mérule a été constatée, infestation qui a rendu insalubres ces logements et nécessaire la réalisation de nouveaux travaux de réhabilitation achevés pour la plupart en septembre 2014. Elle fait valoir que, si ces nouvelles dépenses ont été déduites pour la détermination de ses revenus fonciers nets en application du a) du 1° du I de l’article 31 du code général des impôts, elles ont été financées par des indemnités d’assurances qui lui ont été versées ou bien au titre d’une couverture d’assurance décennale ou bien au titre des pertes locatives, et que ces indemnités déclarées en recettes en application de l’article 29 du code général des impôts ont ainsi été imposées. Elle soutient que l’imposition des indemnités d’assurances ayant servi à financer les travaux compense la déduction de ces derniers et que, par suite, ces dépenses de travaux ne peuvent être regardées comme ayant déjà été prises en compte pour la détermination de l'impôt sur le revenu, au sens du 4° du II de l’article 150 VB. Elle estime à 75 854 euros la quote-part des travaux de réhabilitation correspondant aux deux lots cédés le 7 avril 2022, et à 2 274 euros le trop-versé de contributions sociales.

9. Toutefois, le mode de financement des dépenses de construction, de reconstruction, d'agrandissement ou d'amélioration est sans influence sur l’application des dispositions du 4° du II de l’article 150 VB, applicables pour la détermination de l’assiette des contributions sociales (CSG, CRDS et prélèvement social). Au demeurant la SCI La mémoire et la mer n’établit pas que les dépenses dont elle fait état ont correspondu à des travaux de construction, de reconstruction, d'agrandissement ou d'amélioration et non à des travaux de réparation et éventuellement de grosse réparation. Par suite, ses deux requêtes ne peuvent qu’être rejetées.




D é C I D E :



Article 1er : Les requêtes nos 2302347 et 2302408 de la SCI La mémoire et la mer sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière La mémoire et la mer et à la directrice régionale des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine.



Délibéré après l’audience du 17 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Jouno, président,
M. Albouy, premier conseiller,
Mme Thielen, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 janvier 2026.



Le rapporteur,


signé


E. AlbouyLe président,


signé


T. Jouno

La greffière,


signé


S. Guillou



La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions