mercredi 19 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2303359 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | OQTF 6 sem |
Vu la procédure suivante :
Par des pièces enregistrées le 24 juin 2023, M. B A, qui n'a communiqué au tribunal que l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 14 juin 2023 par lequel il lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixé le pays de destination et l'a astreint à remettre son passeport et à se présenter deux fois par semaine aux services de police, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler cet arrêté.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 juillet 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens qui pourraient être soulevés par M. A n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Radureau, président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Radureau a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant de Géorgie, pays d'origine sûr, déclare est entré en France le 21 octobre 2022. Il a sollicité, le 14 novembre bre 2022, le bénéfice du statut de réfugié. Par une décision du 10 mars 2023, notifiée le 14 mars 2023, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande. Par l'arrêté du 14 juin 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine a fait obligation à M. A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de destination.
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". Aux termes de l'article R. 776-5 du code de justice administrative : " II () Lorsque le délai est de quarante-huit heures ou de quinze jours, le second alinéa de l'article R. 411-1 n'est pas applicable et l'expiration du délai n'interdit pas au requérant de soulever des moyens nouveaux, quelle que soit la cause juridique à laquelle ils se rattachent. / () ". Les dispositions du II de l'article R. 776-5 du code de justice administrative applicables en l'espèce, dès lors que la requête devait être déposée dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêté attaqué, permettent à l'intéressé, par dérogation aux dispositions du second alinéa de l'article R. 411-1 du même code, de produire ses moyens jusqu'à la clôture de l'instruction qui, conformément aux dispositions combinées des articles R. 776-13-2 et R. 776-26 de ce code, intervient après la présentation à l'audience des observations orales formulées pour le requérant.
3. La requête de M. A ne contient l'exposé d'aucun moyen. Le requérant n'a produit aucun mémoire complémentaire et n'était pas présent à l'audience et n'a donc pas exposé de faits et moyens avant la clôture de l'instruction. Par suite, la requête de M. A, qui ne satisfait pas aux exigences posées par les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, est irrecevable et ne peut qu'être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
signé
C. Radureau La greffière,
signé
V. Le Boëdec
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404056
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. C et Mme B, ressortissants mongols, qui contestaient les arrêtés du préfet des Côtes-d'Armor leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Il a estimé que le préfet avait légalement fondé ses décisions sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), après le rejet de leur demande d'asile par l'OFPRA, la Mongolie étant un pays d'origine sûr. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 612-8 du CESEDA, ont également été écartés.
20/09/2024
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404130
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant un arrêté préfectoral du 2 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de départ de trente jours et une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, en application des articles L. 611-1 (4°) et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant la suspension de l'exécution de la mesure et l'injonction sollicitée.
20/09/2024
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404294
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, de nationalité turque, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 8 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), après le rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
20/09/2024