LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2306355

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2306355

mercredi 18 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2306355
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMSS 2ème chambre M. ALBOUY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la décharge des cotisations de taxe d’habitation pour les années 2018 à 2021, relatives à un garage non raccordé aux réseaux. La requérante contestait le refus de l’administration de lui accorder un dégrèvement d’office pour ces années, en se fondant sur l’article R. 211-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la décision de l’administration de faire usage de ce pouvoir de dégrèvement d’office est purement gracieuse et insusceptible de recours, sauf cas particulier inapplicable en l’espèce. Par conséquent, le moyen invoqué par Mme A... a été écarté comme inopérant dans le cadre du contentieux d’assiette.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2023, Mme B... A..., demande au tribunal la décharge des cotisations de taxe d’habitation auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 à 2021, dans les rôles de la commune de Saint-Brieuc, à raison d’un garage dont elle est propriétaire.

Elle soutient que :

- ce garage qui n’est pas raccordé aux réseaux d’eau et d’électricité est situé à plus d’un kilomètre de son domicile ; un dégrèvement lui a été accordé pour l’année 2022, mais l’administration a refusé de le lui accorder pour les années antérieures ; l’administration disposait de la faculté de dégrever les impositions des années antérieures en application de l’article R. 211-1 du livre des procédures fiscales ; en matière d’imposition locale les dégrèvements d’office peuvent être prononcés sans autre limite que la prescription trentenaire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2024, le directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Il soutient que le moyen soulevé par la Mme A... n’est pas fondé, le dégrèvement d’office relevant du pouvoir discrétionnaire l’administration fiscale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Albouy, premier conseiller, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer seul sur les litiges énumérés par cet article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Le rapport de M. Albouy a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

1. Mme A... a été soumise à la taxe d’habitation au titre des années 2018 à 2022 à raison d’un garage situé à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) dont elle est propriétaire depuis la fin de l’année 2016. Le 22 août 2023, elle a déposé une réclamation auprès du service des impôts des particuliers de Saint-Brieuc afin de contester le bien-fondé de ces impositions en faisant valoir que ce garage est distant de plus d’un kilomètre de sa résidence secondaire. Par une décision du 18 septembre 2023, l’administration a admis sa réclamation au titre de l’année 2022 et a prononcé le dégrèvement de la cotisation de taxe d’habitation établie au titre de cette année, mais a rejeté le surplus de la demande de Mme A... au motif qu’elle avait été présentée au-delà du délai prévu à l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales applicable aux réclamations relatives aux impôts directs locaux. Dans sa requête, Mme A... ne conteste pas le caractère tardif de sa réclamation au regard des dispositions de l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, mais se prévaut de celles de l’article R. 211-1 du même livre.

2. Aux termes de l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales : « Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition. ».

3. Aux termes de l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales : « Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : / a) De la mise en recouvrement du rôle, de la notification d'un avis de mise en recouvrement ou de l'émission d'un titre de perception ; / (…) ».

4. Aux termes de l’article R. 211-1 du même livre : « La direction générale des finances publiques ou la direction générale des douanes et droits indirects selon le cas, peut prononcer d'office le dégrèvement ou la restitution d'impositions qui n'étaient pas dues, jusqu'au 31 décembre de la quatrième année suivant celle au cours de laquelle le délai de réclamation a pris fin, ou, en cas d'instance devant les tribunaux, celle au cours de laquelle la décision intervenue a été notifiée. / La direction générale des finances publiques peut prononcer dans le délai de trente ans les dégrèvements d'office prévus au III de l'article 1414 et à l'article 1601 du code général des impôts relatifs à la taxe d'habitation et à la taxe pour frais de chambres de métiers et de l'artisanat. ».

5. La décision de l'administration fiscale de faire usage du pouvoir que lui confèrent les dispositions de l’article R. 211-1 du livre des procédures fiscales, citées au point 4, revêt un caractère purement gracieux, hormis dans le cas, étranger au présent litige, dans lequel le contribuable demande le réexamen de sa situation à l’administration, après avoir pris connaissance d’une jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne démontrant le caractère erroné de l’interprétation du droit de l’Union fondant la décision juridictionnelle par laquelle le rejet de sa réclamation relative à l’impôt est devenu définitif. En dehors de ce cas particulier, le refus d’accorder un dégrèvement sur le fondement de l’article R. 211-1 du livre des procédures fiscales est insusceptible de recours et le juge de l’impôt ne peut contraindre l’administration à faire application de cet article. Par suite, Mme A... ne peut utilement en invoquer les dispositions dans le contentieux d’assiette, dont elle a saisi le tribunal, et sa requête de Mme A... ne peut qu’être rejetée.



D é C I D E :



Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et à la directrice régionale des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2026.



Le magistrat désigné,


signé


E. AlbouyLa greffière,


signé


S. Guillou



La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.







Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions