LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2500696

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2500696

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2500696
TypeDécision
FormationVice-président Contentieux sociaux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’attribution d’un logement en urgence suite à une décision de la commission de médiation des Côtes-d’Armor du 23 janvier 2025. Le juge a estimé que la requête, enregistrée le 30 janvier 2025, était prématurée car le délai de trois mois imparti au préfet pour proposer un logement n’expirait que le 23 avril 2025. Cette irrecevabilité est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et l’article R. 441-16-1 du même code. M. A est invité à présenter une nouvelle requête après le 23 avril 2025 et avant le 25 août 2025.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 janvier 2025, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'ordonner à l'Etat de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités en application du I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

M. A soutient que :

- par décision du 23 février 2025, la commission de médiation des Côtes-d'Armor l'a reconnu comme prioritaire et devant se voir attribuer un logement en urgence ;

- aucune offre effective tenant compte de ses besoins et capacités ne lui a été faite dans le délai de trois mois à compter de cette décision.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 mars 2025, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est prématurée, car M. A ne pouvait exercer son recours qu'à compter du 23 avril 2025. La requête est donc irrecevable.

Vu :

- la décision de la commission de médiation des Côtes-d'Armor du 23 janvier 2025 ;

- le dossier de la commission de médiation des Côtes-d'Armor ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative, en particulier ses articles L. 778-1 et R. 778-1 à R. 778-7 ;

- la décision par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Descombes, vice-président pour statuer en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, M. Descombes, président-rapporteur a présenté son rapport, aucune des parties n'étant présente.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation : " I- Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. / () " et aux termes de l'article R. 441-16-1 de ce code : " A compter du 1er décembre 2008, le recours devant la juridiction administrative prévu au I de l'article L. 441-2-3-1 peut être introduit par le demandeur qui n'a pas reçu d'offre de logement tenant compte de ses besoins et capacités passé un délai de trois mois à compter de la décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence. Dans les départements d'outre-mer et dans les départements comportant au moins une agglomération, ou une partie d'une agglomération, de plus de 300 000 habitants, ce délai est de six mois. " ; qu'aux termes de l'article R. 778-2 du code de justice administrative : " Les requêtes mentionnées à l'article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l'expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Ce délai n'est toutefois opposable au requérant que s'il a été informé, dans la notification de la décision de la commission de médiation ou dans l'accusé de réception de la demande adressée au préfet en l'absence de commission de médiation, d'une part, de celui des délais mentionnés aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 de ce code qui était applicable à sa demande et, d'autre part, et du délai prévu par le présent article pour saisir le tribunal administratif. ".

2. Par une décision du 23 janvier 2025, rédigée sur un formulaire dont le verso mentionne les voies et délais de recours, la commission de médiation du département des Côtes-d'Armor a reconnu prioritaire la demande de logement de M. A. A la date du présent jugement, le délai de trois mois imparti au préfet des Côtes-d'Armor pour proposer un logement à M. A et expirant le 23 avril 2025, n'est pas expiré. Par suite, sa requête enregistrée le 30 janvier 2025 tendant à ce que le tribunal enjoigne au préfet de le reloger est prématurée et n'est pas recevable. Il y a lieu de la rejeter. Il appartient à M. A, de représenter une nouvelle requête après cette date du 23 avril 2025 et avant le 25 août 2025.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la ministre chargée du logement.

Copie en sera adressée au préfet des Côtes-d'Armor.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

Le président-rapporteur,

signé

G. DescombesLe greffier,

signé

G. Le Tortorec

La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302908

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'une demande d'annulation du rejet d'une remise de dette d'aide personnelle au logement (APL). La juridiction constate que la dette litigieuse a été entièrement soldée par le requérant avant le jugement. Elle décide en conséquence qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande, celle-ci étant devenue sans objet, en application des principes généraux du contentieux administratif.

04/03/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401656

Le Tribunal Administratif de Rennes statue sur un recours en plein contentieux concernant le recouvrement d'une allocation de logement sociale. Le requérant contestait une contrainte et un refus de versement, mais s'est désisté de sa demande avant le jugement. Le tribunal prend acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure, conformément aux dispositions du code de justice administrative.

04/03/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506938

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du refus de délivrer une carte mobilité inclusion avec mention « stationnement ». La requérante s'étant désistée de sa demande, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure.

04/03/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508479

**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'État de procéder au logement d'une personne reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête et enjoint au préfet de proposer à la requérante une offre de logement adaptée à ses besoins et capacités. Il rejette l'argument de l'administration selon lequel le retard serait dû à un dossier incomplet, constatant l'absence de preuve que ces documents aient été réclamés en vain à l'intéressée. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat et permet au juge d'ordonner le logement lorsque les conditions sont remplies.

04/03/2026

← Retour aux décisions