Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCI Jomier 2, qui contestait une taxe d'habitation sur les logements vacants pour 2024 à Morlaix. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique structuré, se limitant à des commentaires elliptiques. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 février 2025, la société civile immobilière (SCI) Jomier 2 demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'habitation sur les logements vacants qui lui a été assignée au titre de l’année 2024 dans les rôles de la commune de Morlaix.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2025, le directrice régionale des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes du premier alinéa de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ».
A l’appui de sa requête, la société requérante s’est bornée à citer des passages d’actes administratifs et à les commenter en des termes elliptiques. Faute d’être structurés et de révéler une argumentation juridique, ces commentaires ne sauraient toutefois être assimilés à un moyen. Ainsi, la requête ne répond pas aux exigences fixées par les dispositions citées au point précédent. Elle est donc manifestement irrecevable et doit, à ce titre, être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la SCI Jomier 2 est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Jomier 2 et à la directrice régionale des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 27 janvier 2026.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.