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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2501218

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2501218

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2501218
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en ordonnance, a été saisi par Mme A... d’un recours de plein contentieux contre une décision de la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine lui accordant une remise partielle de 144 euros sur une dette d’aide personnelle au logement de 288 euros. La requérante sollicitait la remise totale de cette dette en raison de sa situation financière précaire. En cours d’instance, la caisse a informé le tribunal que la dette était désormais soldée, ce que Mme A... n’a pas contesté. Le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 26 février 2025, Mme B... A... demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 12 février 2025 par laquelle la caisse d'allocations familiales d’Ille-et-Vilaine ne lui a accordé qu’une remise partielle, à hauteur de 144 euros, de sa dette d’aide personnelle au logement d'un montant total initial de 288 euros ;

2°) de lui accorder la remise totale de cette dette.

Elle soutient que sa situation financière ne lui permet pas de rembourser le solde de sa dette.


Par un mémoire en défense, enregistré le 2 décembre 2025, la caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient que la dette de Mme A... est désormais soldée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur le fondement des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».

La caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine a notifié à Mme A... un indu d’aide personnelle au logement d’un montant de 288 euros (IM4 002). Mme A... a sollicité une remise de cette dette. Par la décision contestée du 12 février 2025, la caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine lui a accordé une remise partielle à hauteur de 144 euros. Mme A... demande l’annulation de cette décision et sollicite la remise totale de cet indu.

3. Aux termes de l’article L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation : « (…) Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L’aide personnalisée au logement ; / 2° Les allocations de logement : / a) L’allocation de logement familiale ; / b) L’allocation de logement sociale ». Aux termes de l’article L. 823-9 du même code : « Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d’aide personnelle au logement indûment versés ». Aux termes de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale : « (…) la créance de l’organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations ».

Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d’un indu d’une prestation ou d’une allocation versée au titre de l’aide ou de l’action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d’emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.

Une demande de remise de dette présentée devant le tribunal a toutefois pour seul objet de solliciter, en cas de précarité, la remise gracieuse de sommes dont le bien-fondé n’est pas contesté. Une telle demande perd son objet lorsque la dette est soldée.

La caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine a informé le tribunal, par un mémoire enregistré le 2 décembre 2025, que l’indu d’aide personnelle au logement en litige était entièrement soldé. Mme A..., à qui ce mémoire a été communiqué, n’a pas produit d’observations en réplique et n’a donc pas contesté cette information. Ainsi, et eu égard à l’office du juge du plein contentieux tel qu’il a été rappelé aux points précédents, et alors que l’intéressée par les moyens soulevés ne conteste pas le bien-fondé du trop-perçu en cause, les conclusions de la requête sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.


ORDONNE :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine.


Fait à Rennes, le 18 décembre 2025.


La magistrate désignée,


signé

F. Plumerault



La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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