Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant sa taxe d'habitation pour 2023 et 2024. La requérante invoquait des moyens de procédure (délai de réponse à sa réclamation et acceptation tacite d’un autre impôt), sans contester le bien-fondé ou la régularité de l’imposition. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants et a rejeté la requête sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 mai 2025, Mme B... A..., demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d’habitation qui lui a été assignée dans les rôles de la commune de Roz-sur-Couesnon au titre des années 2023 et 2024.
Elle soutient que :
- la décision rendue sur sa réclamation contentieuse lui a été notifiée dans un délai supérieur à deux mois ;
- sa demande d’assujettissement à la cotisation foncière des entreprises a été acceptée tacitement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 7° rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
A l’appui de son recours, la requérante ne conteste ni la régularité de la procédure d’imposition ni le bien-fondé de l’imposition. Ainsi, ses moyens sont inopérants. La requête doit donc être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur sa recevabilité.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Rennes, le 28 janvier 2026.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.