LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2504715

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2504715

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2504715
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur la contestation de M. B... relative à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2024. L'administration a partiellement fait droit à sa demande en réduisant la surface imposable du local de 99 à 68 m², accordant un dégrèvement de 385 euros, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur cette partie. Le surplus de la requête a été rejeté, les moyens soulevés étant jugés inopérants (contestation d'un commandement de payer relevant du recouvrement, demande de dégrèvement pour d'autres années) ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et le code général des impôts.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 juillet 2025, et des mémoires, enregistrés le 10 juillet 2025 et le 21 janvier 2026, M. A... B... demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2024 à raison d’un local situé à Lorient.

Il soutient que :
- la loi de finances pour 2024 est entachée « d’insincérité » ;
- le montant de la cotisation foncière des entreprises mis à sa charge au titre de l’année 2024 « viole l’article 1467 du code général des impôts en ce qu’il définit comme base de calcul de cet impôt la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière pour établir le montant de cette contribution, alors même que la loi Climat et Résilience en vigueur depuis le 22 août 2021 a déjà décrit et encadré strictement par les décrets d’application qui ont suivi les critères de décence thermique et d’accessibilité exigibles pouvant conduire à bloquer les loyers jusqu’à interdire la mise en location de locaux sur le marché » ;
- le local constitue une « passoire thermique » ;
- la surface prise en compte pour la détermination de la cotisation foncière des entreprises est erronée, une surface de seulement 68 mètres carrés devant être retenue ;
- il a fait l’objet, à titre abusif, d’un commandement de payer alors qu’il avait demandé le bénéfice du sursis ;
- il y a lieu de procéder également à un dégrèvement au titre des années 2020, 2021, 2022, 2023 et 2025.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2026, la directrice régionale des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine conclut au non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement consenti en cours d’instance et au rejet du surplus de la requête.

Elle soutient que la surface du local professionnel dont il s’agit doit effectivement être fixée à 68 mètres carrés et non à 99 mètres carrés en sorte qu’un dégrèvement est consenti et que le surplus des moyens ne peut qu’être écarté.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le livre des procédures fiscales et le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) / 7° rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».

Sur l’étendue du litige :

Par une décision intervenue en cours d’instance, la directrice régionale des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine, qui a admis que la surface du local professionnel en litige n’était que de 68 mètres carrés, a dégrevé le requérant de la cotisation foncière des entreprises à laquelle il avait été assujetti au titre de l'année 2024 à hauteur de 385 euros. Il n’y a dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge à hauteur de ce dégrèvement.

Sur le surplus de la requête :

En premier lieu, le moyen tiré de ce que l’administration ne peut, sans commettre d’erreur de droit, refuser de procéder à un dégrèvement au titre des années 2020, 2021, 2022, 2023 et 2025 est inopérant, l’imposition contestée étant relative à la seule année 2024.

En deuxième lieu, le moyen tiré du caractère abusif d’un commandement de payer émis à l’encontre du requérant est inopérant, dès lors que le présent litige relève du contentieux de l’assiette et non du recouvrement.

En troisième lieu, les moyens autres que ceux énoncés aux points 3 et 4 et que celui tiré d’une inexacte détermination de la surface du local dont il s’agit ne sont manifestement pas assortis des précisions nécessaires pour permettre au tribunal d’en apprécier la portée et le bien-fondé. Ils doivent donc être écartés.

Il en résulte que le surplus de la requête doit être rejeté sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... à hauteur du dégrèvement consenti en cours d’instance.

Article 2 : Le surplus de la requête de M. B... est rejeté.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et la directrice régionale des finances publiques de Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine.



Fait à Rennes, le 22 janvier 2026.



Le président de la 2ème chambre,


signé


T. Jouno



La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions