Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises qui lui a été assignée pour l'année 2023. La requérante sollicitait une remise gracieuse en raison de problèmes administratifs liés à la cessation de son entreprise individuelle. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car il ne contestait ni la régularité de la procédure d'imposition ni le bien-fondé de l'impôt. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 juillet 2025, Mme A... B... demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation foncière des entreprises qui lui a été assignée dans les rôles de la commune de Landaul au titre de l’année 2023.
Elle soutient qu’il y a lieu de lui accorder une remise gracieuse de cette imposition compte tenu des problèmes administratifs liés à la cessation de son entreprise individuelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 7° rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
A l’appui de sa requête, la requérante se borne à invoquer la nécessité d’opérer une remise gracieuse de l’imposition, sans invoquer une irrégularité de la procédure d’imposition ni contester le bien-fondé de l’imposition. Ainsi, son unique moyen est inopérant. Dès lors, la requête doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Rennes, le 28 janvier 2026.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.