Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui interrogeait la procédure pour ne plus payer la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel pour un véhicule nautique détruit et exporté en Nouvelle-Calédonie. La requête ne contenait ni conclusions formelles (comme une demande de décharge d’imposition) ni moyens juridiques, se limitant à une simple question. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l’absence de toute prétention ou argumentation recevable, sans obligation de régularisation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 novembre 2025, M. B... A... demande au tribunal la procédure qu’il doit suivre pour ne plus avoir à régler la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel à raison d’un véhicule nautique à moteur qui a quitté la France métropolitaine pour la Nouvelle Calédonie en juin 2016 et qui est détruit depuis plusieurs années.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes du premier alinéa de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ».
La requête, qui ne comporte qu’une question posée au juge, ne comprend ni demande, tendant notamment à la décharge d’une imposition ou à la décharge de l’obligation de payer une dette fiscale, ni argumentation juridique au soutien d’une telle demande. Ainsi, elle est dépourvue de conclusions ou de moyens et, pour ce motif, est manifestement irrecevable et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
Fait à Rennes, le 27 janvier 2026.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.