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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2508728

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2508728

mardi 27 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2508728
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour des préjudices liés à l'exécution et à la rupture de son contrat de professeur contractuel. La requête a été jugée manifestement irrecevable car prématurée, en l'absence de décision de l'administration sur sa demande préalable indemnitaire. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 décembre 2026, et un mémoire, enregistré le 29 décembre 2025, M. B... A... demande au tribunal de condamner l’état à l’indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis en raison de la faute commise par le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire dans l’exécution et la rupture de son contrat de travail de professeur contractuel pour l’année scolaire 2024-2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ».

Il résulte de l’instruction que, si le requérant a présenté, devant l’administration, une demande préalable indemnitaire, laquelle a été réceptionnée le 21 janvier 2026, il n’a pas été statué sur celle-ci. Ainsi, nonobstant la demande de régularisation présentée au requérant, la requête, qui est prématurée, n’est pas assortie de la décision attaquée. Elle est donc manifestement irrecevable et doit, à ce titre, être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera transmise au ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.



Fait à Rennes, le 27 janvier 2026.



Le président de la 2ème chambre,


signé


T. Jouno



La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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