Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... et M. B... comme manifestement irrecevable. Les requérants avaient produit des documents (sommation de payer, acte notarié, avis de taxes foncières) sans les diriger contre une décision administrative, ni formuler de moyens ou conclusions. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l'absence de recours contre une décision et l'absence de toute argumentation juridique. La requête a donc été rejetée sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une « requête », enregistrée le 29 décembre 2025, Mme C... A... et M. D... B... produisent une sommation de payer datée du 23 octobre 2025, un acte notarié du 4 mars 2025 et un avis de taxes foncières pour l’année 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) ».
La « requête » introduite par Mme A... et M. B... n’est dirigée contre aucune décision. En outre, elle ne comprend aucun moyen ni aucune conclusion au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Ainsi, elle est manifestement irrecevable et doit, à ce titre, être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... et de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... et à M. D... B....
Fait à Rennes, le 5 janvier 2026.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.