LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2600403

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2600403

jeudi 26 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2600403
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes, par une ordonnance du 26 février 2026, a mis fin à l'astreinte de 150 euros par mois prononcée à l'encontre du préfet des Côtes-d'Armor pour assurer le relogement de M. A..., reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le préfet ayant justifié du relogement effectif de l'intéressé le 23 décembre 2025, avant le début de la période d'astreinte fixée au 1er janvier 2026, le juge a constaté la complète exécution du jugement du 1er juillet 2025. En conséquence, il a décidé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte, conformément aux articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 2502749 du 1er juillet 2025, le tribunal a confirmé l’injonction prononcée à l’encontre du préfet des Côtes-d’Armor par le jugement n° 2405354 du
30 octobre 2024, sous astreinte destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement de 150 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2026.

Par un mémoire enregistré le 19 janvier 2026, le préfet des Côtes-d’Armor a informé le tribunal de ce que M. B... A... a été relogé le 23 décembre 2025 et demande qu’il soit mis fin à la responsabilité de l’Etat en matière d’astreinte dans cette affaire.

Par une lettre recommandée en date du 20 janvier 2026, le tribunal a informé M. A... qu’il était susceptible de considérer que le jugement n° 2502749 du 1er juillet 2025 avait été complètement exécuté et l’a invité à présenter, dans un délai de 8 jours, ses observations sur le mémoire susvisé du préfet des Côtes-d’Armor.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
le code de la construction et de l’habitation ;
le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Descombes, président pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation : « I.- Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu (…) une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. / (…) Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne, lorsqu'il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et doit être satisfaite d'urgence et que n'a pas été offert au demandeur un logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, ordonne le logement ou le relogement de celui-ci par l'Etat et peut assortir son injonction d'une astreinte. (…) / Le produit de l'astreinte est versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, institué en application de l'article L. 300-2. / Tant que l'astreinte n'est pas liquidée définitivement par le juge, le versement de l'astreinte au fonds est effectué deux fois par an, le premier versement devant intervenir à la fin du sixième mois qui suit le mois à compter duquel l'astreinte est due en application du jugement qui l'a prononcée. Toute astreinte versée en application du jugement la prononçant reste acquise au fonds. Lorsque l'astreinte a été liquidée définitivement, le versement du solde restant dû, le cas échéant, est effectué dans le mois qui suit la notification de l'ordonnance de liquidation définitive. ».


2. Par un jugement n° 2502749 du 1er juillet 2025, le tribunal a, en application de ces dispositions, d’une part, confirmé l’injonction prononcée à l’encontre du préfet des
Côtes-d’Armor par le jugement n° 2405354 du 30 octobre 2024, et d’autre part, assorti cette injonction d’une astreinte de 150 euros par mois de retard, destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement à compter du 1er janvier 2026. Par un mémoire enregistré le 19 janvier 2026, le préfet des Côtes-d’Armor a informé le tribunal de ce que
M. A... a été relogé le 23 décembre 2025. Ce mémoire a été communiqué le 20 janvier 2026 à M. A... qui n’a pas transmis d’observations au greffe du tribunal et n’a donc contesté, ni son relogement ni le fait que ce logement répondait à ses besoins et à ses capacités. Dans ces conditions, le préfet doit être regardé comme justifiant avoir exécuté le jugement susvisé du
1er juillet 2025. Cette exécution étant intervenue avant l’expiration du délai imparti au préfet par ce jugement pour le paiement de l’astreinte, il n’y a, dès lors, pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte.




O R D O N N E :



Article 1er : Il est mis fin, à la date de la présente ordonnance, à l’astreinte que l’Etat a été condamné à verser au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement au titre de l’exécution tardive du jugement n° 2502749 du 1er juillet 2025.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée à l’encontre du préfet des
Côtes-d’Armor par le jugement n° 2502749 du 1er juillet 2025.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifié à M. B... A... et au préfet des
Côtes-d’Armor.




Fait à Rennes, le 26 février 2026.






Le président désigné,


signé


G. Descombes


La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions